Electoral redistricting and minority political representation in Canada and the United States

Authors


Benjamin Forest, Department of Geography, McGill University, 805 Sherbrooke St. W., Montreal, QC H3A 0B9. Email/Courriel: benjamin.forest@mcgill.ca

Abstract

This article compares the political representation of visible minorities in Canada and the United States, focusing on differences in federal redistribution (redistricting) practices and constituency composition. Although the two countries both use territorially-based electoral systems, they operate under different legal standards and institutional environments for the creation of ridings (districts). In the US, redistricting is a highly political process, yet must respect strict population equality standards. Litigation over redistricting is common, and courts adjudicate voting and representation under a constitutional system enforcing strong individual rights. In contrast, Canada's redistribution process is relatively nonpartisan, permits large population variances among ridings, places more emphasis on community rights, and is seldom subject to extensive court challenges. Despite these differences, the two countries exhibit striking similarities in the overall level of visible minority representation relative to population share. Conversely, Canada's population inequalities among ridings create a systematic disadvantage for visible minorities. Political attention to visible minority representation is stronger in the US, but the means to achieve it are constrained both by the judicial limits on group representation and the constitutional limits on the use of racial identity. Canada has a framework for political representation that could easily accommodate significant visible minority representation but lacks the political imperative to use it, in part because doing so would run counter to Canada's multicultural image of these groups as immigrants rather than as non-white minorities.

Abstract

Le réaménagement des circonscriptions électorales et la représentation politique des minorités au Canada et aux États-Unis

Cet article présente une comparaison entre la représentation politique des minorités visibles du Canada et des États-Unis en mettant l’accent sur les éléments qui distinguent les pratiques de redécoupage fédéral (le réaménagement des districts) et la composition des circonscriptions. Bien que les deux pays privilégient un système électoral défini sur une base territoriale, la création de circonscriptions relève de normes juridiques et de cadres institutionnels qui différent. Aux États-Unis, le réaménagement des circonscriptions est un processus fortement dépendant des considérations politiques qui doit néanmoins se soumettre à des normes très strictes garantissant l’égalité de la population. Les litiges concernant le réaménagement des circonscriptions sont monnaie courante alors que les tribunaux sont chargés de statuer sur le mode de scrutin et la représentation en vertu d’un système constitutionnel qui protège des droits individuels très étendus. En revanche, le processus de réaménagement en vigueur au Canada est relativement impartial, permet une répartition très variée de la population d’une circonscription à l’autre, accorde beaucoup d’importance aux droits des collectivités et fait rarement l’objet d’une contestation judiciaire. Malgré ces différences, il est frappant de constater à quel point le degré de représentation globale des minorités visibles dans les deux pays est similaire, toute proportion gardée. À l’inverse, des inégalités entre les populations s’imposent de manière systématique aux minorités visibles dans les circonscriptions du Canada. Une plus grande attention politique est consacrée à la question de la représentation des minorités visibles aux États-Unis, mais elle reste en suspens en raison des limites juridiques de la représentation des groupes et les limites constitutionnelles entourant l’identité raciale. Les formes de représentation politique que dispose le Canada offrent une plus grande place à la représentation des minorités visibles, mais le manque de volonté politique en réduit sa portée, en partie parce que cela irait à l’encontre de l’image multiculturelle que le Canada s’est forgée de ces groupes qui sont reconnus comme immigrants et non des minorités de couleur.

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