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Keywords:

  • urban poverty;
  • economic segregation;
  • census metropolitan areas;
  • low-income populations
  • pauvreté urbaine;
  • ségrégation économique;
  • région métropolitaines de recensement;
  • population à faible revenu

Recent studies on urban poverty in Canadian cities suggest a growing spatial concentration of poor populations within metropolitan regions. This article assesses trends in the intra-urban distribution of the poor population from 1986 to 2006 in eight of Canada's largest cities. We consider five well-known dimensions of segregation, as identified by Massey and Denton (1988), in order to examine changes in the spatial distribution of poor populations within metropolitan areas: evenness, exposure, concentration, clustering, and centralization. These indices were calculated for low-income populations at the census tract level using data from five Canadian censuses. Although each metropolitan area has distinctive characteristics, we were able to identify some general trends. The results suggest that, in 2006 compared to 1986, low-income populations lived in more spatially concentrated areas, which were, at the same time, socioeconomically more homogeneous and more dispersed throughout the metropolitan area. In addition, we observed that over the last twenty years areas of poverty have been located, for the most part, in neighbourhoods adjacent to downtown cores. Nevertheless, we found that poverty has mostly increased in suburban areas located outside inner-city neighbourhoods. Growing socioeconomic homogeneity and dispersion of low income areas in metropolitan areas reveal new spatial patterns of urban poverty distribution. These findings should be cause for concern as social isolation in the most disadvantaged neighbourhoods could affect the life chances and opportunities for the residents of those areas.

Assiste-t-on à l’émergence de nouvelles formes de distribution de la population à faible revenu dans les grandes métropoles canadiennes?

Des études récentes sur la pauvreté urbaine au Canada suggèrent une augmentation de la concentration des populations à faible revenu au sein des régions métropolitaines. Ce papier examine les tendances de la distribution intra-urbaine de la pauvreté dans les huit plus grandes métropoles canadiennes entre 1986 et 2006. Nous considérons les cinq dimensions de la ségrégation identifiées par Massey et Denton (1988) pour explorer les changements dans la distribution spatiale des populations à faible revenu : l’égalité, l’exposition, la concentration, l’agrégation et la centralisation. Ces indices ont été calculés au niveau des secteurs de recensement en utilisant des données de cinq recensements canadiens. Malgré les particularités de chacune des régions métropolitaines, nous avons identifié quelques tendances générales. Les résultats suggèrent qu’en 2006, comparativement à 1986, les populations pauvres résident dans des espaces plus restreints qui sont à la fois plus homogènes socioéconomiquement et plus dispersés au sein du territoire métropolitain. Nous avons aussi observé que même si durant les vingt dernières années, les secteurs de concentration de la pauvreté sont principalement localisés dans des zones adjacentes aux centres-villes, la pauvreté a surtout augmenté dans des secteurs situés à l’extérieur des quartiers centraux, dans certaines zones de banlieue. Ces constats révèlent de nouvelles formes de distribution spatiale de la pauvreté urbaine. Ces résultats sont préoccupants dans la mesure où les populations pauvres se trouvent davantage concentrées dans des zones de pauvreté, ce qui pourrait affecter négativement les opportunités qui s’offrent à elles.