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Keywords:

  • homelessness;
  • housing;
  • Aboriginal Peoples;
  • Northwest Territories
  • itinérance;
  • logement;
  • Peuples Autochtones;
  • Territoires du Nord-Ouest

Visible homelessness in the Northwest Territories, Canada is often described as a recent phenomenon by policy makers and the popular media alike. Indeed, since the late 1990s, homeless shelters in Yellowknife and Inuvik report a steady increase in demand for beds and other support for homeless people. Homelessness in these two communities disproportionately affects Aboriginal northerners, however little is known about their individual pathways to homelessness. Moreover, homelessness in the Northwest Territories is often portrayed as an issue confined to larger “urbanizing” regional centres, yet many homeless Aboriginal northerners have originated from small, rural settlement communities. Despite this, little concern has been paid to how factors at the small community level intersect with more visible forms of homelessness in larger, urban centres, not to mention how these intersections shape a territorial geography of homelessness. In this article, I aim to uncover and explore the often hidden factors at the northern rural settlement level that ultimately contribute to more visible forms of homelessness in northern urban centres. I suggest that uneven and fragmented social, institutional, and economic geographies result in a unique landscape of vulnerability to homelessness in the Northwest Territories. This geography emerges through the production of particular dynamics between rural settlement communities and northern urban centres. In particular, four main factors represent these rural-urban dynamics: 1) the attractions of opportunity in northern urban centres; 2) rural settlement-urban institutional flows; 3) chronic housing need in the settlements; and, 4) disintegrating social relationships in the settlements. I explore the particular ways in which these factors influence rural-urban migration among the homeless population and what roles this mobility plays in individual pathways to homelessness.

«Ils veulent vivre autrement» : La dynamique des collectivités rurales du nord et les parcours vers l’itinérance à Yellowknife et Inuvik, Territoires du Nord-Ouest

En règle générale, l’itinérance visible dans les Territoires du Nord-Ouest, Canada est présentée comme un phénomène récent par les décideurs politiques de même que par les médias grand public. En effet, depuis la fin des années 1990, les refuges pour sans-abri à Yellowknife et Inuvik font état d’une augmentation constante de la demande de lits et d’autres types de soutien pour les personnes itinérantes. Dans ces deux communautés, l’itinérance est proportionnellement plus élevée chez les Autochtones du nord, bien que leurs parcours individuels vers l’itinérance demeurent méconnus. D’ailleurs, le tableau qu’on dresse de l’itinérance dans les Territoires du Nord-Ouest prend en compte uniquement les centres régionaux en «expansion urbaine» alors qu’un grand nombre d’Autochtones du nord sans abri sont originaires de petites collectivités rurales. Malgré cette réalité, très peu d’études ont porté sur la manière dont les facteurs propres aux petites communautés se recoupent avec les formes d’itinérance les plus visibles dans les grands centres urbains, sans parler de la manière dont les éléments de recoupement peuvent définir une géographie territoriale de l’itinérance. L’objet de cet article est de mettre au jour et d’examiner les facteurs les plus souvent masqués au sein des collectivités rurales du nord qui, au bout du compte, sont favorables au développement de formes d’itinérance plus visibles dans les centres urbains du nord. Il en ressort que des géographies inégales et fragmentées sur les plans social, institutionnel et économique donnent lieu à un paysage distinct de la vulnérabilité de l’itinérance dans les Territoires du Nord-Ouest. Cette géographie s’exprime à travers une dynamique particulière engagée entre les collectivités rurales et les centres urbains du nord. Quatre facteurs principaux illustrent cette dynamique qui se joue entre les milieux rural et urbain : 1) l’attrait des possibilités qu’offrent les centres urbains du nord; 2) le déplacement des institutions entre les centres urbains et les collectivités rurales; 3) la crise du logement chronique dans les collectivités; et 4) l’effondrement des relations sociales dans les collectivités. Il est question d’examiner les façons dont ces facteurs se répercutent sur la migration rurale-urbaine chez la population sans abri et d’évaluer l’influence de la mobilité dans les parcours individuels vers l’itinérance.