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Keywords:

  • community;
  • hazard;
  • political ecology;
  • social nature
  • communauté;
  • risque;
  • écologie politique;
  • nature sociale

Situated within the political ecology of hazard, this article is an extended case study of the devastating 2003 wildfires in and around Kelowna, British Columbia (also known as the Okanagan Mountain Park Fire). This article reveals how compliance (or lack thereof) with fire mitigation strategies recommended by provincial, regional, and municipal agencies is complicated by differing social constructions of what constitutes ecologically sustainable forest management and community safety. Three perspectives emerge regarding the urban forests: “nature as hazard”—a volatile force to be controlled; “nature as instrumentally valuable”—a contribution to the character of one's surroundings and subsequent sense of place; and “nature as intrinsically valuable”—a distinct entity to be preserved and protected for its own sake. The article also examines how experiences of disaster influence community perceptions and result in a greater willingness to engage in fire mitigation strategies due to perceptions of heightened vulnerability. Forestry and fire mitigation agencies need to determine multiple courses of action among the varied and valid range of residents’ nature perspectives. The role of human agency in disaster mitigation must be examined, particularly as the risk of fire at the wildland-urban interface continues to be exacerbated by encroaching human settlements and climate change.

La forêt vue comme un risque ou une victime : les perspectives communautaires et l’atténuation des catastrophes au lendemain des feux de friches de 2003 à Kelowna

S’inscrivant dans le courant de l’écologie politique du risque, cet article a pour objet une étude de cas élargie portant sur les feux de friches de 2003 qui ont complètement détruit la région de Kelowna, Colombie-Britannique (aussi appelé le feu de forêt du Parc du Mont Okanagan). L’article met en évidence que la difficultéà se conformer aux stratégies d’atténuation des incendies proposées par tous les paliers gouvernementaux (provincial, régional et local) résulte du fait qu’il existe de nombreuses constructions sociales des pratiques de gestion forestière écologiquement viable et de la sécurité communautaire. Il se dégage trois conceptions des forêts urbaines : «la nature comme risque», une force imprévisible qu’il faut maîtriser; «la nature comme valeur instrumentale», un apport aux particularités du milieu et ainsi à l’esprit du lieu; et «la nature comme valeur intrinsèque», une entité distincte à conserver et à protéger en soi et pour elle-même. Il est question également de la façon dont les expériences vécues d’un désastre peuvent d’une part exercer une influence sur les perceptions des communautés, et d’autre part se traduire par une plus grande volonté de s’engager dans les stratégies d’atténuation des incendies en raison de la perception d’un sentiment de vulnérabilité plus élevée. Les instances responsables de l’exploitation des forêts et de l’atténuation des incendies ont l’obligation de définir toute une série d’actions parmi les conceptions nombreuses et valables que les résidents possèdent sur la nature. La part de l’intervention humaine dans l’atténuation des désastres doit être abordée, compte tenu du fait que le risque qu’un incendie se déclare au point de contact entre les milieux sauvage et urbain s’aggrave en raison de l’extension des périmètres urbanisés et des changements climatiques.