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Making meaning of heritage landscapes: The politics of redevelopment in Halifax, Nova Scotia

Authors


Lachlan B. Barber, Department of Geography, University of British Columbia, 1984 West Mall, Vancouver, BC V6T 1Z2. Email/Courriel: lachlan.barber@geog.ubc.ca

Abstract

This article investigates the production and maintenance of the heritage landscape in downtown Halifax, Nova Scotia. It argues that the unequal power relations that produced and were inscribed in the landscape historically continue to operate in the present. It does so by critically evaluating and contextualizing contestation over new high-rise construction on the streets below Citadel Hill. Drawing on qualitative field work between 2005 and 2008, the article suggests that the meanings and values of heritage resources, such as views that served to protect the city, are not properly understood. A spatialized historical account shows how the creation of the colonial city depended upon the marginalization of groups that were other to the British settlers. A review of the establishment of the modern planning apparatus reveals a model of heritage interpretation that encourages an adversarial approach to the evaluation of proposals for new development. The characteristics and aspirations of pro-development and pro-heritage groups are examined. Finally, a case study of a controversial proposal to build a high-rise building in a prominent location is presented. The article contributes to critical landscape studies by using a postcolonial approach to study the ideological underpinnings of built heritage in the Canadian context.

Abstract

Trouver un sens aux paysages patrimoniaux : La politique en matière de redéveloppement à Halifax, Nouvelle-Écosse

Cet article a pour objet d’étude la production et la sauvegarde du paysage patrimonial au centre-ville d’Halifax, Nouvelle-Écosse. Il fait valoir que les rapports de force inégaux qui ont produit et qui se sont inscrits historiquement dans le paysage urbain sont toujours présents. Ce constat est établi à partir d’une évaluation critique et d’une mise en contexte de l’opposition exprimée sur les nouveaux immeubles en hauteur situés au pied de la Colline de la Citadelle. Les données qualitatives issues d’une étude de terrain menée entre 2005 et 2008 démontrent que les significations et les valeurs se rapportant aux éléments patrimoniaux, tels que les points de vue sur les alentours qui ont contribuéà la protection de la ville comme espace colonial et militaire, sont mal comprises. L’article propose une nouvelle lecture du paysage patrimonial, une lecture qui dénaturalise les significations et les valeurs perçues comme allant de soi et montre à quel point celles-ci sont portées par les processus de planification urbaine et les discours publics. Le portrait historique du paysage ancré dans l’espace met en évidence que la ville coloniale n’aurait jamais existé sans la marginalisation des populations autres que les colons britanniques. Un tour d’horizon de l’application des instruments d’urbanisme modernes dans la ville permet de dégager un modèle d’interprétation du patrimoine qui établit les bases d’une approche de confrontation en matière d’évaluation des nouveaux projets de construction. Nous abordons les éléments qui caractérisent et qui motivent les organismes favorables au développement ou ceux qui défendent le patrimoine. Nous présentons les résultats d’une étude de cas sur un projet d’immeuble en hauteur sur un site bien en vue et qui suscite la controverse. Cet article apporte une contribution aux études critiques sur les paysages en s’inscrivant dans une perspective postcoloniale afin d’étudier les fondements idéologiques du patrimoine bâti propres au contexte canadien.

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