SEARCH

SEARCH BY CITATION

Keywords:

  • residential mobility;
  • city center;
  • suburb;
  • White flight,” spatial segregation
  • mobilité résidentielle;
  • ville-centre;
  • banlieue;
  • « White flight »;
  • ségrégation spatiale

Abstract

The purpose of this study is to gain a greater understanding of residential migration within the metropolitan region of Montreal by examining what factors determine flows between the central city and the suburbs. Using a life-cycle perspective, a logistic regression model was developed. The results call attention to the critical factors that shape migration patterns from the central city to the suburbs: living in a two-person household, with or without children; being 20 to 39 years of age; speaking French at home; being employed; and not being poor. The results also showed that belonging to a visible minority is not a significant factor in favour of migrating to the suburbs. However, since studies have found that the odds of Francophones leaving Montreal for the suburbs are much greater than for Anglophones or allophones, even after controlling for the other characteristics, residential mobility seems to be associated with spatial segregation based on language, rather than membership in an ethnic group. If “White flight” does not really exist in Montreal, a similar phenomenon with respect to Francophones is taking place which could be labelled “French flight.”

Résumé

L'objectif de la présente étude est de contribuer à mieux comprendre la migration résidentielle au sein de la région métropolitaine de Montréal en se penchant sur les déterminants des flux entre la ville-centre et la banlieue. Adoptant une perspective de cycle de vie, un modèle de régression logistique spécifique est développé. Les résultats font ressortir les facteurs les plus déterminants de la migration de la ville-centre vers la banlieue : le fait d'être en couple, avec enfant ou non, d'être âgé de 20 à 39 ans, de parler le français à la maison, de travailler et de ne pas être pauvre. Les résultats montrent aussi que le fait d'appartenir à un groupe de minorité visible n'est pas un facteur décisif de la migration vers la banlieue. Toutefois, puisque les analyses ont également montré que les francophones ont beaucoup plus de chance de quitter Montréal pour la banlieue que les anglophones et les allophones et que ce constat résiste au contrôle des autres caractéristiques, la mobilité résidentielle semble résulter d'une ségrégation spatiale basée sur la langue plutôt que sur l'appartenance à un groupe ethnique. S'il n'y a pas de véritable « White flight » à Montréal, un phénomène analogue peut s'observer au niveau des francophones, phénomène que l'on pourrait nommer « French flight ».