Habitat Characteristics and Lemur Species Richness in Madagascar1

Authors


  • 1

    Received 27 February 1995; revision accepted 14 February 1996.

2 Correspondence and requests for reprints.

ABSTRACT

In the extant lemur communities of Madagascar the number of lemur species increases with increasing number of tree species. In forests with few tree species lemurs use patches with higher number of tree species than average. However, in forest plots with high number of tree species, lemurs stay in places with lower number of tree species than average. At low tree species diversity a minimum number of different tree species seems to be required within the animals' home range to assure year-round food availability. At high tree species diversity tree species essential for survival might be diluted by resources which are of no use for lemurs, thus increasing energetic expenses for traveling between suitable patches. According to the present analyses, structural diversity is of subordinate importance to the number of tree species as a correlate of lemur species richness.

Within limits of disturbance intensity and on a small geographic scale, disturbances increase forest productivity. Lemurs reach higher species numbers and population densities in slightly disturbed areas compared with undisturbed sites. This peaked curve of the number of lemur species over disturbance, however, may not only be a consequence of “resource dilution” in undisturbed sites and higher food abundance in slightly disturbed areas, but also a consequence of selective extinction of lemur species which were unable to cope with the disturbance regime exaggerated by human interference over the last few hundred or thousand years.

RÉSUMÉN

Au sein de la communauté actuelle de lémuriens de Madagascar, le nombre d'espèces de lémuriens augmentent avec le nombre d'espèces d'arbres. Dans les forêts qui présentent peu d'espèces d'arbres, les lémuriens utilisent des parcelles qui comptent un plus grand nombre d'espèces d'arbres que la moyenne. Par contre, dans les forêts plus riches en matière de diversité spécifique d'arbres, les lémuriens peuvent se cantonner dans des endroits moins riches en nombre d'espèces d'arbres que la moyenne. La présence d'un nombre minimum d'espèces différentes d'arbres au sein de la zone vitale des animaux semble cependant nécessaire pour assurer la disponibilité de nourriture tout au long de l'année. Lorsque la diversité spécifique d'arbres est importante, les arbres essentiels pour la survie pourraient être “noyés” dans d'autres ressources qui ne sont pas utiles aux lémuriens, et ainsi se trouver à l'origine d'un accroissement de leurs dépenses énergétiques lors de déplacements entre les parcelles propices. Au vue des analyses présentées, la diversité structurelle est subordonnée au nombre d'espèces d'arbres en tant que corrélation de la richesse en nombre d'espèces de lémuriens.

Dans les limites de l'intensité de dégradation et à une échelle géographique réduite, les dégradations augmentent la productivité forestière et le nombre d'espèces de lémuriens ainsi que les densités de population sont plus importants dans les zones faiblement dégradées que dans les zones intactes. Le profil de la courbe obtenue sur le nombre d'espèces de lémuriens en fonction de la dégradation pourrait cependant ne pas traduire uniquement la “dilution des ressources” dans les zones intactes et leur abondance dans les zones faiblement dégradées, mais pourrait aussi être la conséquence d'une vague d'extinctions sélectives d'espèces de lémuriens qui n'auraient pas été capables d'intégrer les régimes destructeurs exagérés par l'interférence humaine au cours des derniers siécles ou millénaires.

Ancillary