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Keywords:

  • frugivorous bats;
  • habitat disturbance;
  • seed dispersal

ABSTRACT

To assess the impact of bats on seed dispersal in a tropical mature forest (Nouragues, French Guiana), we conducted a bat exclusion experiment and tested the hypotheses that an artificial reduction in the abundance of bats would result in: (1) a decrease in seed species diversity, at the community level; and (2) an increase in seed limitation (a failure of seeds to reach all suitable sites for germination) at the species level. Seed rain was sampled in two contiguous forest plots for a total of 120 d, using 49 seed traps (1 m2) arranged in 7 × 7 grids and spaced at 5-m intervals. Using mist nets, bat activity was reduced in one forest plot for a total of 60 nights. Thirty-nine plant species, or species groups, likely to be consumed and dispersed by bats, were collected within a total sample of 50,063 seeds. The overall seed rain was dominated by epiphytic Araceae and Cyclanthaceae (83.3%) and tree species within the genera Cecropia and Ficus (16.0%). Seeds from bat-dispersed shrubs and treelets (Piper, Solanum, and Vismia) were relatively rare (0.7%). The bat exclusion resulted in a 30.5 percent reduction in seed species richness and increased seed limitation for most of the species sampled. Seed limitation was caused mainly by a reduced seed rain (seed source limitation) rather than a decrease in seed dispersal uniformity (seed dispersal limitation). Therefore, bat-dispersed plants with low seed production are likely to be particularly affected by a decline in bat abundance, as a result of anthropogenic change.

RÉSUME

La dispersion des graines par les chauves-souris frugivores semble déterminante pour la restauration de la diversité végétale dans les forêts tropicales perturbées. Afin d'évaluer l'impact des chauves-souris sur la dispersion des graines dans une forêt mature (Nouragues, Guyane Française), nous avons entrepris une exclusion expérimentale des chauves-souris permettant de tester l'hypothèse qu'une réduction artificielle de leur abondance résulterait en: 1) une diminution de la diversité spécifique des graines à l'échelle de la communauté, et 2) une augmentation de la limitation des graines (mesure de l'échec des graines à atteindre tous les microsites favorables) à l'échelle de l'espèce. La pluie de graines a étééchantillonnée dans deux parcelles forestières contiguës pendant 120 jours, au moyen de 49 collecteurs disposés en grilles de 7 × 7 à intervalles de 5 m. l'activité des chauves-souris a été réduite dans l'une des parcelles au moyen de captures au filet durant 60 nuits. Trente-neuf espèces ou morpho-groupes de plantes susceptibles d'être consommées et dispersées par les chauves-souris ont été identifiés parmi les 50 063 graines collectées. Globalement, la pluie de graines était dominée par les Aracées et Cyclanthacées épiphytes (83,3%) et les arbres des genres Cecropia et Ficus (16,0%), tandis que les graines des arbustes et arbrisseaux chiroptérophiles (Piper, Solanum, Vismia) étaient relativement rares (0,7%). En moyenne, 30,5 pourcent moins d'espèces étaient collectées pendant l'exclusion des chauves-souris, et les valeurs de limitation des graines ont augmenté pour la plupart des espèces étudiées. La limitation des graines résultait davantage d'une restriction de la quantité de graines dispersées (limitation de la source) plutôt que d'une moins bonne uniformité de leur dissémination (limitation de la dispersion). Ainsi, les plantes chiroptérophiles produisant peu de graines pourraient être plus affectées par le déclin des chauves-souris frugivores dans les milieux modifiés par l'homme.