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Habit, BSE, and the Dynamics of Beef Consumption

Authors


Abstract

Habit persistence is related to recurring food safety incidents in the context of the initial three cases of bovine spongiform encephalopathy (BSE) in Canadian cows. We test Engel functions, using generalized method of moments procedures, to analyze the dynamics of monthly beef expenditure shares of a sample of Canadian households during years 2002 through 2005. From microlevel panel data which followed meat expenditures by Canadian households before and after the first three BSE cases, which were discovered in 2003 and 2005, it is seen that households’ reactions to these followed a similar general pattern: households reduced beef purchase expenditures following the discovery of BSE but expenditures subsequently recovered. Following the initial BSE event, we identify an immediate negative impact on beef expenditures. However, in the case of the second two BSE events, this negative impact was not evident until two months after the BSE announcements. The results suggest that habit persistence initially limited households’ reductions of beef purchases following the first BSE event. However, households with higher beef expenditure shares reduced expenditure more than others following the second two BSE events, suggesting that habitual patterns of high levels of consumption tended to change with the recurrence of these food safety events.

La persistance des habitudes de consommation est liée aux incidents de sécurité alimentaire récurrents dans le contexte des trois premiers cas d’ESB décelés chez des bovins canadiens. À l’aide de la méthode des moments généralisés, nous avons estimé des courbes d’Engel pour analyser la dynamique des parts de dépenses mensuelles en viande de bœuf auprès d’un échantillon de ménages, au cours de la période de 2002 à 2005. D’après un panel de microdonnées sur les dépenses en viande des ménages canadiens effectuées avant et après la découverte des trois premiers cas d’ESB en 2003 et en 2005, la réaction des ménages semble avoir suivi une tendance générale similaire, à savoir une diminution des dépenses en viande de bœuf après l’annonce des cas d’ESB, suivie d’une reprise. Après l’annonce du premier cas d’ESB, nous avons observé un impact négatif immédiat sur les dépenses en viande de bœuf. Par contre, dans les deux autres cas, l’impact négatif ne s’est fait sentir que deux mois après leur annonce. Les résultats autorisent à penser que la persistance des habitudes a limité la diminution des dépenses des ménages en viande de bœuf après l’annonce du premier cas d’ESB. Toutefois, les ménages qui avaient une part des dépenses en viande de bœuf élevée ont diminué leurs dépenses plus que les autres ménages après l’annonce des deuxième et troisième cas, ce qui laisse supposer que les comportements habituels de consommation élevée ont eu tendance à changer avec la récurrence de ces incidents de sécurité alimentaire.

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