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Abstract

While academic interest in accountability and transparency mechanisms in Aboriginal governance has risen over the past few years, very few studies have examined how these mechanisms operate in practice. One author, Shin Imai (2007), argues that Indigenous groups in Canada are faced with an accountability paradox that gives too much power to the federal government to intervene in band affairs, while giving too little power to band members to hold their local officials accountable for their actions. This paper examines the extent to which Aboriginal groups can avoid this paradox by reviewing three experiments in institutional design and self-government in Aboriginal communities: the Sechelt Indian Band and the Westbank First Nation in British Columbia, and Nunatsiavut in Labrador. While considerable variation exists in terms of how well these communities overcome Imai's paradox, each community's accountability regime is an improvement over the one imposed by the Indian Act. The effectiveness of these regimes depends heavily on the institutional designs chosen by the Indigenous groups.

Sommaire

Alors que l'intérêt témoigné par les chercheurs érudits envers les mécanismes de responsabilité et de transparence dans la gouvernance des Autochtones s'est accru au cours des dernières années, très peu d'études ont examiné comment ces mécanismes fonctionnent dans la pratique. Un auteur, Shin Imai (2007), soutient que les groupes autochtones au Canada sont confrontés à un paradoxe de responsabilisation qui consiste à donner trop de pouvoir au gouvernement fédéral pour intervenir dans les affaires des Premières Nations, alors qu'on ne donne pas suffisamment de pouvoir aux membres des bandes pour qu'ils puissent tenir leurs dirigeants locaux responsables de leurs actions. En se concentrant sur trois collectivités autochtones et leurs expériences en conception institutionnelle et autonomie gouvernementale : la bande indienne sechelte et la Première nation de Westbank en Colombie-Britannique, et Nunatsiavut au Labrador, cet article examine dans quelle mesure les groupes autochtones peuvent éviter ce paradoxe. Nos constatations laissent entendre que, malgré une grande variation en termes de capacité de ces collectivités à surmonter le paradoxe d'Imai, le régime de responsabilisation de chaque collectivité est une amélioration par rapport à celui qui a été imposé par la Loi sur les Indiens. L'efficacité de ces régimes dépend des concepts institutionnels choisis par les groupes autochtones.