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Abstract

Recently, there has been much controversy and confusion about the concept of “police independence” in the United Kingdom and Canada. The concept loomed large during the Ipperwash Inquiry, in which the alleged political direction of the Ontario Provincial Police was a major issue. These proceedings were partly concurrent with another Aboriginal occupation in Caledonia, Ontario. The Inquiry's final report recommended adopting a “democratic policing” model, which is significantly different from the “police independence” model. This aspect of the report has, however, received little or no public attention. Instead, the Ontario government continues to support “police independence,” while simultaneously claiming to implement the recommendations of the Ipperwash Inquiry. How to respond to groups of people who pose real or potential threats to public order has been a major issue in Canada, requiring political decisions that are too important to be left solely to the police.

Sommaire

Le concept de l'« indépendance de la police » a récemment fait l'objet de nombreuses controverses et de beaucoup de confusion au Royaume-Uni et au Canada. Le concept a été une préoccupation majeure durant la commission d'enquête sur Ipperwash, au cours de laquelle l'orientation politique présumée de la Police provinciale de l'Ontario était un enjeu important. Ces procédures judiciaires avaient lieu pratiquement en même temps que se déroulait une autre occupation des Autochtones à Caledonia, en Ontario. Le rapport final de la commission d'enquête a recommandé l'adoption d'un modèle de « maintien démocratique de l'ordre », nettement différent du modèle d'« indépendance de la police ». Cet aspect du rapport n'a reçu que peu, voire aucune attention de la part du public. Par contre, le gouvernement de l'Ontario continue d'appuyer « l'indépendance de la police » tout en prétendant simultanément de mettre en œuvre les recommandations de la Commission d'enquête sur Ipperwash. La façon de réagir face à des groupes de personnes qui présentent des menaces réelles ou potentielles à l'ordre public représente un problème majeur au Canada, et c'est une question qui exige des décisions politiques trop importantes pour qu'on les laisse seulement aux soins de la police.