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Abstract

This paper analyses the RCMP's “Mr. Big” undercover investigation technique, which involves the use of undercover officers posing as high-ranking members of a criminal organization. These officers befriend a target (the suspect) and promise the suspect that their leader (Mr. Big) can help the target in several ways; in exchange, the officers demand that the suspect truthfully reveal past criminal activity to establish credibility and protect the organization against surprises. There appears to be little interest on the part of state actors, other than the courts, in reducing police independence and providing more accountability and oversight for Mr. Big and other undercover operations. Yet, as parts of Canada's criminal justice system, such operations deserve scrutiny because of their cost and potential for wrongful convictions. This article calls for oversight of the police by several actors, including legislators providing guidelines for police investigations, closer judicial scrutiny and executive oversight of police operations, and improved police training.

Sommaire

Cet article analyse la technique d'opération d'infiltration de la GRC connue sous le nom de « Mr. Big », qui consiste à faire intervenir des agents de la police secrète à titre membres haut placés d'une organisation criminelle. Ces agents se lient avec une cible (le suspect) et lui promettent que leur patron (Mr. Big) pourrait l'aider de plusieurs manières; les agents exigent en échange que le suspect révèle en toute sincérité ses activités criminelles passées afin d'établir sa crédibilité et de protéger l'organisation contre toutes surprises. Les membres du gouvernement, à l'exception des tribunaux, semblent peu intéressés à réduire l'indépendance de la police et à fournir plus de surveillance et de responsabilité pour les opérations de « Mr. Big » ou autres opérations d'infiltration. Cependant, en tant qu'éléments du système de justice pénale du Canada, de telles opérations doivent subir un examen approfondi en raison de leur coût et du fait qu'ils peuvent entraîner des condamnations injustifiées. Les auteurs de l'article sont en faveur d'une plus grande surveillance de la police, y compris la provision de lignes directrices de la part des législateurs au sujet des enquêtes, un examen judiciaire plus serré et une plus grande surveillance des opérations de police par les dirigeants, ainsi qu'une meilleure formation de la police.