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Middle-Class Adolescents: Self-Reported Delinquency and Youth Culture Activities

Authors


  • *I am indebted especially to Professor Albert K. Cohen and Professor John Liell for their advice in the preparation of the study on which this paper is based. Appreciation is expressed to Dr. H. E. Petch, Director of Research at McMaster University, who obtained for me a research grant which allowed me to complete my computational work at IBM Toronto. I am also grateful to Carol Shadlow of IBM Toronto, and to Roman March, graduate student in Political Science at Indiana University, for assistance with computer work.

Abstract

L'auteur analyse les témoignages de jeunes gens d'un niveau socio-économique moyen quant àeur leur vision du monde et à leur conduite personnelle. Cette analyse porte à croire que ces jeunes partageraient un univers culturel qui leur est propre, la civilisation de la jeunesse des strates sociales moyennes. Ce qui marque cette civilisation des jeunes, c'est l'importance des jeunes filles, des voitures, du sport et du désir de s'amuser. Si la délinquance est répandue dans ce monde juvénile, celle des plus jeunes se distingue cependant de celle des plus âgés: on pose les actes qui contribuent à l'expression de son rôle social et ce rôlle dlffère selon l'âge, Quand le chercheur construit une échelle unidimensionnelle des comportements déviants, la delinquance y exhibe une qualité de sociabilité plutôt que la persécution d'autrui et I'aggressivité. L'éventail étendu des activités permises aux jeunes de classe moyenne, comme l'esprit de concurrence au seln de leur groupe, favorise sans doute une certaine recherche, un savoir-faire dans la délinquance. On note, d'autre part, chez les jeunes un engoûment variable pour le geste interdit. Ceci pourrait s'expliquer par leur acceptation différenciée des activités légitimes qui font aussi partie de la culture juvénile.

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