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The author tries to demonstrate how the political phenomenon known to Mexican historians as caciquismo (absolute control over local political power by a holder of economic power) is not a part of the pre-revolutionary past in rural Mexico. By using data collected in Eastern Mexico she shows that caciquismo, under a modified form, is still the focus of political life. She stresses the links between this phenomenon and the much studied “factionalism”: far from being exclusive of each other as might seem at first sight, both are concurrent devices which aim at strengthening the control of the upper class - here, landowners and merchants -over the proletarians. Except in periods of transition (the power passing over from one cacique to another) the factions, in which the middle classes (here: teachers, shop-keepers) play an active part, remain subordinate to the cacique, merely fighting for his support. They therefore serve, in this context, both as an “adaptative mechanism” of the cacique to rapidly changing conditions and as a way of manipulating the middle classes whose alliance with the proletarians could constitute a threat to what is in fact an archaic form of capitalist domination.

L'auteur cherche à démontrer comment le phénomène politique reconnu par les historiens mexicains sous le nom de caciquismo (contrôle absolu sur le pouvoir politique local par le titulaire du pouvoir économique) n'est pas une partie du passé pré-révolutionnaire dans le Mexique rural. En utilisant des données recueillies au Mexique oriental elle démontre que le caciquismo, sous une forme modifiée, demeure le foyer de la vie politique. Elle souligne les liens qui existent entre ce phénomène et le « factionalisme »étudiéà fond: loin d'etre exclusif l'un l'autre, comme il semblerait être au premier abord, tous deux sont des moyens concourants qui visent à renforcir le contrôle des gens du monde —i.e., propriétaires et commerçants - sur le proletariat. A l'exception des périodes de transition (le pouvoir passant d'un caciqueà l'autre), les factions, là où la bourgeoisie -i.e., instituteurs et commis - joue un role actif, demeurent subordonnées au cacique, qui ne fait que soutenir une lutte pour son appui. Dans ce contexte, ils servent done, à la fois de « méchanisme adaptif » du caciqueà des conditions très variables, et d'une façon de manipuler la bourgeoisie dont I'alliance avec le proletariat pourrait constituer une menace à ce qui est, en effet, une forme archaïque de la suprématie capitaliste.