SEARCH

SEARCH BY CITATION

In a preceding article, the author has shown how Indian communities of the tierra templada have been transformed by a century of coffee-growing. Those of the adjacent highlands, although linked to the latter by language and a long cultural tradition, have known a different evolution. Until a generation ago the absence of any important cash crop has meant little inner social differentiation: the subsistence growing of maize alternating, for most Indians, with migrant wage labour. The typical class structure is here much more complex than in the lower zone, since it opposes the peasant both to the bourgeoisie of the Lowlands, as a migrant farm labourer, and to the petty bourgeoisie of merchants and landowners in the Sierra, as a customer and a share-cropper. The latter opposition reveals itself both in the classical “ethnic” form (mestizo vs. Indians) and as a political opposition between the county town (mestizo) and the Indian villages. For a few decades, diversification of production activities and relations of production linked with these have lead to a far greater structural variation in the villages than is the case in the coffee-growing area.

Dans un article précédent l'auteur a montré comment les communautés indigènes de tierra templada s'étaient transformées sous 1'impact de la culture du café. Celles de la haute montagne adjacente, très apparentées aux premières, linguistiquement et culturellement, ont connu une évolution fort différente. Jusqu’à une époque toute récente, l'absence de production commerciale importante s'est traduite par une faible différenciation interne des classes: la culture vivrière du maïs se combinant, pour la majorité des Indiens, avec le travail salarié migratoire à la côte. La structure de classes caractéristique est ici plus complexe qu'en basse montagne puisqu'elle oppose le paysan indien, comme ouvrier agricole saison-nier, à la grande bourgeoisie de la côte et comme metayer/client à la petite bourgeoisie marchande et terrienne de la Sierra. Cette dernière opposition se manifeste, à la fois sous la forme « ethnique » classique (Metis/Indiens) et comme opposition politique entre le chef-lieu métis et les villages indiens. Depuis quelques décennies, la diversification des activités productives et des rapports de production qui s'y rattachent, entraine une variation beaucoup plus grande dans les structures sociales villageoises qu'en basse montagne.