The political mobilization of Irish farmers

Authors


Abstract

L'article cherche une explication à la rébellion agraire en Irlande à la fin du dix-neuvième siècle. Bien que le niveau de mécontentement en Irlande rurale ait étéélevé lorsque la rébellion a éclate, une telle situation n'était pas sans précédent. Le mécontentement avait été tout aussi intense auparavant (surtout durant la première moitié du dix-neuvième siècle) sans de conséquences politiques semblables. Afin de comprendre pourquoi c'est à la fin du dix-neuvième siècle que les tenanciers ruraux irlandais se sont rebellés, il faut se rendre compte qu'un nouvel ensemble de conditions sociales favorables à la mobilisation politique rurale sont apparues durant les décades qui ont précédé la rébellion. Sans épuiser le sujet, l'auteur suggère que ces conditions étaient un leadership fourni par le mouvement nationaliste et une base organisationnelle fournie par un nombre de structures, en particulier la relation de coopération qui s'est développée durant la période qui a suivi la famine entre les tenanciers ruraux et une partie de la population des villes. L'étude supporte la thèse de la mobilisation plutôt que celle du mécontentement pour l'analyse des mouvements de contestations.

This paper seeks to explain why an agrarian rebellion broke out in Ireland in the late nineteenth century. Although the level of discontent in rural Ireland was certainly high when the rebellion broke out, such a situation was not unprecedented. Discontent had been just as intense at earlier points in time (most notably during the first half of the nineteenth century) without similar political consequences. In order to understand why it was in the late nineteenth century that Irish rural tenants rebelled, we have to recognize that in the decades preceding the rebellion there had developed a new set of social conditions that facilitated rural political mobilization. Without exhausting the subject, the author suggests that these conditions consisted of leadership provided by the nationalist movement and an organizational base, provided by a number of structures, among which special emphasis is given to the cooperative relationship that emerged in the postfamine period between rural tenants and a segment of the town population. The study gives support to the mobilization rather than to the discontent thesis for the study of social protest.

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