Identity and social distance: towards understanding Simmel's ‘The Stranger’

Authors


  • *This research was made possible by grants from the Canada Council (569–1445) and the University of Manitoba Research Grants Committee, whose support is gratefully acknowledged. Steven Brickey provided useful statistical advice and Charles Axelrod made helpful comments.

Abstract

On fait répandre dans cette étude le concept de Simmel de ‘Der Fremde’ (c'est-à-dire, l'Etranger), même jusqu'aux communautés du type ‘étranger’ que développent les minorités dans leurs enclaves ethniques. Lorsqu'il introduit l'ideé générale de ‘distance sociale,’ Simmel pose, parmi d'autres rapports, l'existence d'une association positive entre, d'une part, l'identification avec la solidarité du groupe primaire et, d'autre part, l'augmentation de la distance sociale d'avec les groupes secondaires. On démontre dans cette étude que, plus l'identité du groupe primaire ethnique s'accroît, plus s'accroît également la distance sociale d'avec les groupes secondaires. Pourtant il en existe des variations. Quand on essayait d'expliquer ce phénomène de distance sociale on trouvait que l'identité ethnique en était, elle, une mesure plus significative qu'était celle du rang socioéconomique. Lorsque l'on comparait, les uns aux autres, les individus que l'on pourrait appeler ‘high identifiers’ (c'est-à-dire, ceux ayant tendance à s' identifier étroitement avec l'identité ethnique du groupe) dans chacun des groupes ethniques, on constatait que l'origine ethnique elle-même existait comme facteur pour expliquer la distance sociale. C'étaient surtout les FranGais qui, eux, ne se conformaient pas au modèle du type ‘identification agrandie’ (menant à une) ‘distance sociale agrandie.’ Ces étudiants français démontraient très peu de distance sociale; et l'on trouvait bien peu d'évidence pour faire révéler des préjugés chez eux, - quoiqu'ils préférassent se marier avec les Européens plutôt qu'avec les non-Européens. Plusieurs parties de cette étude viennent à l'appui, dans leur fond, de l'affiirmation de Simmel: la solidarité du groupe primaire se rapporte, en fait, à la distance sociale d'avec les groupes secondaires. D'ailleurs celui-ci reste un phénomène complexe qui exige: une conceptualisation bien plus précise; des moyens de mesure plus sensibles; et enfin, une classification en plus, et de l' ‘identité’ et de la ‘distance,’ ces deux variables que l'on considère dans la présence étude.

This paper extends Simmel's concept ‘Der Fremde’ (the stranger) to stranger-type communities which minorities develop in ethnic enclaves. When Simmel introduced the concept of social distance, he posed, among other relationships, the existence of a positive association between identification with ingroup solidarity and an increase in social distance from outgroups. This study of Canadian university students demonstrates that as ethnic ingroup identity increases social distance from outgroups also increases. There are some variations, however. Ethnic identity was more important in explaining social distance than was socioeconomic status. When high identifiers within each ethnic group were compared it was found that ethnic origin was a factor. The French especially did not conform to the high-identity-high-distance pattern. The students demonstrated relatively little social distance, and there was little evidence that students were prejudiced, although they preferred to marry Europeans rather than non-Europeans. Some parts of the study support Simmel's contention that ingroup solidarity is associated with social distance from outgroups, but it is a complex phenomenon which requires more precise conceptualization, more sensitive means of measurement, and further sorting out of nearness and farness (identity and distance) factors to which this study addresses itself.

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