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Ce travail développe un modèle destinéà associer le taux de mobilité de l'emploi à celui de la mobilité de l'accès à une classe sociale supérieure. Les données mesurent les taux de croissance naturelle de la classe sociale supérieure de la population et les taux de croissances en chiffres des emplois supérieurs. Ces données suggèrent que durant la première moitié du vingtième siècle tout au moins, une combinaison de basse natalité parmi la classe supérieure et haut niveau d'expansion économique a permis l'infusion d'un sang nouveau dans la classe sociale supérieure de Toronto. En 1950, 40 à 50 pour cent de la classe sociale supérieure provenait de milieux de la bourgeoisie ou inférieurs à celle-ci. Ce degré de mobilité, cependant, se plie à lagarantie que tous les enfants de la classe sociale supérieure aient leur place réservée dans les emplois supérieurs; l'étude montre que ceux-ci ont pratiquement tous profité de cette possibilité. Cependant, le modèle actuel montre des différences sensibles d'avec les études antérieures. On est appeléà conclure que le bas taux de natalité associéà un bas taux de croissance économique qui semble devoir être la tendance canadienne dans cette dernière partie du vingtième siècle produira un accès beaucoup plus limité aux classes sociales supérieures, accès qui se réduirapeut-être à zéro. L'accès à ces classes sociales diminuera, non pas à cause d'une discrimination, d'un conspiration ou d'une concentration de corporations, mais uniquement à cause de la propnété privée héréditaire. Le déclin relatif du nombre d'emplois au niveau supérieur comparé au nombre d'enfants issus de la moyenne bourgeoisie cherchant à atteindre ces emplois rendra éventuellement la classe sociale supérieure aussi impérméable aux étrangers qu'elle ne l'était il y a un siècle.

This paper extends a model developed to predict occupational mobility rates to the prediction of mobility into an elite. The present data measure the rates of natural increase in this elite population and the rate of growth in numbers of elite positions. They suggest that at least in the first half of the twentieth century a combination of low elite fertility and high rates of economic expansion allowed much new blood to infuse the Toronto elite. By 1950, fully 40 to 50 per cent of the elite had originated in the middle class or below. This degree of in-mobility is, however, congruent with a guarantee to all elite children of a position in the elite; and it suggests that virtually all took advantage of this opportunity.

However, the implication of this present model differs somewhat from earlier studies. One must conclude that as generally low fertility and a low level of economic growth become the Canadian norm in this last part of the twentieth century, access to the elite from below will be much less than it has been, and will perhaps fall to zero. Access will diminish not because of discrimination, conspiracy, or corporate concentration, but because of private property and its inheritability. The relative decline in the numbers of elite positions compared to upper class children seeking these positions may eventually render the elite as closed to outsiders as it was a century ago.