Voting in Winnipeg during the Depression*

Authors


Abstract

Ce texte examine les bases sociales de l'appui à un parti pendant la Grande Crise à Winnipeg. Les résultats du recensement et des élections ont été correlés, et des analyses de régression multiple et de régression ‘ridge’ ont servi à mesurer l'ampleur relative des variables de classe et d'ethnologie. En outre, une analyse corroborative a été faite pour ce qui a trait aux transferts de bulletins de vote, procédure permise sous le règlement de représentation proportionnelle du système électoral à Winnipeg. Nous raccordons les résultats obtenus, tout en la critiquant, à la théorie dominante du comportement électoral canadien, selon laquelle le vote de classe est sans importance. Nous élaborons aussi sur l'importance du lieu de naissance comme élément d'ethnologie. Nous relions nos résultats à des études parallèles sur le comportement éléctoral à Winnipeg au cours des années 40 et 50. En conclusion, nous démontrons que l'élément d'adhésion de longue durée à un parti a plus d'influence sur le vote qu'un changement de situation ou de circonstances dans une élection quelconque.

This paper analyzes the social bases of party support in Winnipeg during the Depression. Census data are correlated with poll data and multiple regression and ridge regression analyses are employed to measure the relative weight of class and ethnic variables. In addition, a corroborating analysis is offered of ballot transfers which was permitted by Winnipeg's voting system of proportional representation. We relate our findings to and criticize the dominant theory of Canadian voting behaviour which asserts that class voting is unimportant. We also elaborate on the importance of birthplace as a component of ethnicity. We relate our findings to parallel studies of voting in Winnipeg in the 1940s and 1950s. In conclusion, we argue that voting is more influenced by the long-term bases of party support than by the changing context and circumstances of any given election.

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