Sense of control over life circumstances: changing patterns for French and English Canadians*

Authors


  • *This paper was received May, 1980, revised January, 1981.

Abstract

Cet article examine l'hypothèse selon laquelle le sentiment, chez les Canadiens-français, que leur vie, tant actuelle que future, est gérée par des forces extérieures, atteint un niveau plus élevé que chez les Canadiens de langue anglaise. Basés sur un échantillonage d'une étude nationale qui remonte à 1977, les résultats obtenus n'appuyent cette hypothèse que dans une dimension sur six. Cette dimension touche au vécu du répondant qui, dûà des circonstances imprévues, s'est vu obligé de modifier ses projets. Quant aux autres dimensions, les francophones sont plus aptes que leurs confrères à planifier leur avenir et plus optimistes quant à la réalisation de leurs projets. Ils sont plus aptes également à qualifier leur vie d“active‘ plutôt que de ‘passive.’ Le sentiment de mener leur vie comme ils l'entendent est au même niveau à peu près dans les deux groupes, et tous les deux se voient dans leur stituation actuelle comme ‘capables’ plutôt que ‘faibles.’ La possibilité que ces résultats reflètent les changements survenus récemment dans l'opinion publique de la société québécoise moderne est discutée brièvement.

This paper tests the hypothesis that French Canadians more often perceive their present and future lives as controlled by external forces than do English Canadians. Based on a national sample survey conducted in 1977, results suggest support for the hypothesis on only one of six measures of perceived control. This item concerns the respondent's actual experience of having to change plans due to unforeseen circumstances. On the other items the French are more likely to favour planning for the future and more optimistic that future plans will eventually work out. The French are also somewhat more likely to characterize their lives as ‘active’ rather than ‘passive.’ The two groups are about equally likely to believe that they can run their lives the way they want and to see their present lives as ‘capable’ rather than ‘helpless.’ The possibility that these findings parallel recent changes in the climate of opinion of modern Quebec society is briefly discussed.

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