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Les études qui ont tenté d'expliquer la ségrégation dans les activités sociales de la famille, relativement à la communauté, en insistant sur son statut socio-économique et la cohérence de son réseau (network connectedness), ont été en grande partie peu concluantes. Cette étude entreprend une critique d'évaluation de ces 2 façons d'aborder la question et explore ensuite un autre raisonnement voulant que l'explication de la ségrégation sociale puisse se retrouver dans l'expérience de travail du salarié qui la transmet à sa vie de famille. Plusieurs études théoriques et empiriques admettent l'hypothèse que la ségrégation dans les activites sociales de type primaire et centrées sur l'organisation, est une réaction aux contraintes professionnelles et aux orientations spécifiques provenant de dispositions de travail fortement bureaucratiques, de travaux automatisés et de carrières déréglées. A l'aide d'analyses de classification multiples (Multiple Classification Analysis) on a examiné ces hypothèses avec des données portant sur 105 unités familiales à salaire unique de la région de York Est, à Toronto. Les données ont confirmé ces hypothèses alternatives. Il y a eu un certain appui pour les hypothèses de statut socio-économique, mais aucune conclusion définitive n'est ressortie de l'hypothese du réseau. Les resultats de cette recherche indiquent le besoin de remplacer les études conventionnelles centrées sur le statut socio-économique et les réseaux communautaires par d'autres qui se pencheraient sur la participation sociale relativement aux différentes composantes de l'expérience de travail. Les implications de ces résultats sont discutées en réponse à certaines opinions qui semblent minimiser les répercussions des pressions du travail sur la vie de famille dans les communautés industrielles qui vivent dans l'abondance.

Studies that have attempted to explain segregation in community-related social activities of the family by concentrating on its SES and network connectedness have been largely inconclusive. Following a critical evaluation of these two approaches, this paper explores an alternative argument that suggests that an explanation of social segregation may be sought in the work experience of wage-earners which they carry over to their family life. Several theoretical and empirical studies are reviewed to hypothesize that segregation in both primary and organization-focused social activities occurs in response to occupational constraints and specific orientations that stem from highly bureaucratic work settings, mechanically-paced jobs and disorderly work careers. Using Multiple Classification Analysis, these hypotheses are examined with data on 105 intact, single-earner families of East York, Toronto. The data showed a greater support for these alternative hypotheses. There was some support for the SES hypothesis but no definitive findings emerged on the network hypothesis. The findings of this study indicate a need for shifting the conventional focus from SES and social networks to studies of social participation in relation to different components of the work experience. The implications of these findings are discussed for certain competing views that seem to underplay the impact of work pressures on family life in affluent industrial societies.