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L'analyse micro-sociologique de la vie et du langage d'une communauté démontre non seulement que tout phénomène social, manifeste ou non, prend forme dans le cadre d'un modèle, mais aussi que la modélisation de ces phénomènes tend àêtre homologue, ou du moins congruente, au sein de tout système auto-défini. Le Canada en est un parfait exemple. Derrière une apparence uniforme d ‘américanisme’, on trouve dans ce pays un ensemble développé et coherent de contre-messages qui suggère, plus que la presence, l'omniprésence d'un fond unique de structuration iconique. Cette structuration imprègne tous les aspects du tissu social - des contes folkloriques au comportement politique. La façon dont les Canadiens conceptualisent, codifient et expriment leur monde est ainsi non seulement influencée, mais aussi limitée. Images de confinement en art, symbolisme de la maison en littérature, une obsession des limites humaines à la fois sociales et corporelles, indiquent une preoccupation pour frontières, murs et bordures - pour le point de contact entre soi et autre.

Arguing for culture-specific cognitive imprinting, this paper examines the kinship between Erving Goffman's discursive practices/preferences and the aesthetic strategies preferentially employed by Canadian artists and poets. Far from being idiosyncratic, it claims, Goffman's implied identification with the stigmatized, his preoccupation with role maintenance and modes of mediation, his vision of the world as strange and threatening, even his much commented upon reluctance to theorize, can be seen as natural concomitants of the centripetal orientation which is diagnostic of the Canadian psychotype. It concludes by suggesting that the same pattern of response can be seen in the work of numerous other Canadian scholars including Harold Innis, Northrop Frye, and Marshall McLuhan.