Dividing the wealth, sharing the poverty: the (re)formation of ‘family’ in law in Ontario

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Abstract

Depuis dix ans, le droit de la famille en Ontario a subi un procès de (ré)formation qui a redéfini de façon significative les droits et devoirs légaux des membres des families en ce qui a trait à la propriété et au soutien. A la lumière ?une analyse serrée des transformations du discours légal (tant celui des statuts que celui des juges) sur ľidéal d'égalité des époux, on constate que la position des femmes (et de leurs dépendants) s'est modifiée sans pour autant s'améliorer. Une analyse féministe de ces (ré)formes suggère que si Ton veut parvenir àľégalité entre les sexes, les relations entre époux doivent être repensées en termes de relations de travail. Les intérêts collectifs des femmes et des enfants sans soutien économique des hommes seront alors le point ?ancrage pour 1'analyse et la menée de la lutte de sexes et de classes au sein de ľEtat.

Over the past decade, family law in Ontario has undergone processes of (re)formation which have significantly redefined the legal rights and responsibilities of family members with respect to property and support. A close analysis of shifts in discourse in both statute and judge-made law in terms of the ideal of ‘equality’ of spouses reveals that the position of women (and their dependent children), while significantly altered, remains essentially unimproved. A feminist interpretation of these (re)forms suggests that, in order to achieve gender equity, ‘spousal’ relationships must be rethought in a framework of labour negotiations, taking the collective interests of women-and-children-without-the-economic-support-of-men as the vantage point for analysing and waging both class and gender struggles within the State.

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