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Le débat sur la dé-qualification des travailleurs et travailleuses soulève des questions considérables sur la nature de tendances récentes rencontrées au sein de la structure de classes. A partir de ľanalyse de sondages et de données du recensement, je conclus ici que les tendances réelles dans la distribution des qualifications sont plus complexes que ne le laissent entendre les thèses opposées de la dé-qualification et de la re-qualification. La qualification de la main-?oeuvre au cours des années soixante et soixante-dix a augmentéà un rythme croissant à cause de 1'expansion ?occupations professionnelles, techniques et administratives dans la ‘nouvelle classe moyenne’. Les tendances spécifiques à la classe ouvrière sont cependant plus ambiguës: les données du recensement indiquent une tendance soutenue à la re-qualification, alors que les données de sondages conduits au début des années quatre-vingts relèvent une brisure, une dualité des marchés du travail. Dans le passé, ce sont des redistributions dans ľemploi de la production de biens vers la production de services qui causaient des changements dans la distribution des qualifications. Les changements à venir, par contre, auront lieu pour ľessentiel au sein du secteur des services, c'est-à-dire là où se trouvent les emplois. Les marchés du travail de ľéconomie de services canadienne (comme ľaméricaine) sont duels en ce qui a trait à la qualification de la main-?oeuvre. Mais des études comparatives indiquent que c'est là une caractéristique contingente, plutôt que nécessaire, ?une économie postindustrielle, qui résulte de choix politiques autant que des forces du marché.

This study addresses recent debates over trends in class structure that have emerged from the deskilling debate. The general conclusion I draw from an analysis of both census and survey data is that actual patterns and trends in the skill distribution of jobs are more complex than either the ‘deskilling’ or ‘upgrading’ theses would indicate. During the sixties and seventies the skill content of the labour force grew at an accelerating rate as a result of the expansion of ‘new middle class' professional, technical and managerial occupations. Patterns within working class occupations are more ambiguous: estimates based on the census distribution of occupations ranked by skill indicate a monotonic pattern of upgrading while survey results for the early eighties suggest a split or dual labour market for job skills. In the past, changes in the skill distribution were a result of a shift in employment from the production of goods to the production of services. Future changes, however, will occur largely within the service sector simply because that is where most jobs are now located. Canada's service economy, like the American, is marked by a distinctly bifurcated skill distribution. Comparative studies, however, indicate this is a contingent rather than a necessary feature of a post-industrial economy, a result of political as well as market forces.