The social organization of the Canadian capitalist class in comparative perspective

Authors


  • *I thank Beth Mintz, John Myles, Frans Stokman and especially Robert Brym for helpful comments on earlier drafts of this paper.

Abstract

J'analyse, dans cet article, la structure de la classe capitaliste canadienne. Pour ce faire, je compare le réseau de liens entre les conseils d'administration des 256 corporations canadiennes les plus grandes, à ceux existant aux Etats-Unis et dans neuf pays d'Europe. J'arrive à la conclusion que le degré de fragmentation du réseau canadien n'est pas inhabituel, et que les clivages entre capital industriel et financier, ou entre capital domestique et étranger ne sont pas particulièrement prononcés. Qui plus est, le capital industriel n'est ni subordonné ni périphérique au capital financier. Le réseau canadien ressemble beaucoup à ceux de plusieurs pays européens, dont l'Allemagne et la France, à propos desquels on ne peut pas avancer d'explication en termes de dépendance ou de sous-développement. La fragmentation des réseaux amérieain et britannique, par contre, est nettement plus élevée.

This paper assesses claims about the character of Canadian capitalist class by comparing the network of interlocking directorates among the largest 256 Canadian corporations to the corresponding networks in the U.S. and nine European nations. The analysis indicates that the Canadian inter-corporate network is not unusually fragmented, that there are no pronounced cleavages between industrial and financial capital or between foreign and domestic capital, and that industrial capital is neither subordinated nor peripheral to finance. The Canadian network is quite similar to the networks of a number of European nations, such as Germany and France, about which it is impossible to advance arguments about dependency and underdevelopment. In comparison, the networks of the U.S. and Britain are unusually fragmented.

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