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Cette communication traite d'une étude dans laquelle l'auteur met à l'épreuve une théorie relative à la protection contre le crime en fonction de la classe sociale. La théorie explique, sur les plans conceptuel et opérationnel, comment les intérêts de classe et les phébnomènes qui les menacent conduisent à une société qui ‘se fortifie’ contre le crime. L'auteur démontre que les membres des classes aisées poursuivent leurs intérêts en adoptant des styles de vie et en se livrant â des activités qui accroissent les risques qu'elles puissent être la cible d'un acte criminel. Le sentiment d'insécurité accru qui en découle les amène à vouloir protéger leurs foyers et leurs failles. L'hypothèse est testée à l'aide des réponses d'un échantillon national de plus de 6000 chefs de ménage canadiens. L'analyse des réponses révèe l'existence d'une classe d'employeurs bien nantis et particulièrement actifs qui vivent dans des maisons fortifiées contre un monde extérieur menaçant.

This paper proposes and tests a theory of class fortification against crime. The theory conceptually and operationally articulates the ways in which class interests and threats lead to a society that is fortified against crime, by demonstrating that persons who occupy higher class positions pursue their interests through lifestyles and activities that place them at greater risk of victimization, thus increasing their sense of concern or threat and leading to household fortification. The theory is tested with the responses of over 6000 heads of households in a national sample of Canadians. The findings identify an employer class that is especially active and affluent, and whose homes are fortified havens against a threatening world.