Canadian immigration policy: state strategies and the quest for legitimacy

Authors


  • *A draft version of this paper was presented to the Joint Session of the Canadian Population Society and the Canadian Sociology and Anthropology Association on ‘Social and Demographic Change in Canada,’ Learned Societies Conference, Victoria, B.C., 30 May, 1990. We wish to thank Howard Adelman, Manuel García y Griego, Michael Oliver, Anthony H. Richmond, and James Stafford, in addition to anonymous crsa reviewers for useful written comments on the draft. This manuscript was received in January 1991 and accepted in April 1992.

Abstract

Selon les auteurs de cette communication, les données tirées d'entrevues avec les décideurs et de l'observation participante au processus d'élaboration des politiques militent en faveur d'une interprétation de la politique canadienne de l'immigration qui s'articule autour du rǒle de l'État. Pour eux, l'État est une entitéà double visage, à la fois puissante et vulnérable, et c'est ce caractère double qui conditionne les tendances actuelles en matière de politique de l'immigration. En élaborant sa politique, l'État cherche activement à accroǐtre sa propre légitimité en adoptant des mesures susceptibles de protéger une économie en difficulté, d'éviter les critiques sur la place publique et d'atténuer les conflits sociaux. L'état vise à assurer son hégémonie, en partie grǎce à un dialogue proactif destiné d'une part à recueillir de l'information et à mesurer les appuis et les oppositions, et d'autre part à contrǒler les divers groupes d'intérět. Ainsi, l'État est maǐtre du champ de l'élaboration des politiques, mais c'est un maǐtre qui se méfie des forces politiques qui pourraient miner sa légitimité. D'après les recherches des auteurs, les nouveaux intervenants, dont les groupes ethniques, les organisations humanitaires et les provinces, jouent un rǒle de plus en plus important dans un domaine dominé par 1'État fédéral. Deux intervenants traditionnels, le mouvement ouvrier et le patronat, en sont Venus à des positions considérablement moins polarisées. Le terrain politique est donc mouvant et plutǒt instable en cette époque où les principaux intervenants, y compris l'État, tentent de se réorienter dans un contexte international en pleine mutation.

Data from interviews with policy actors and from participant observation of recent policy process support a particular state-centred interpretation of Canadian immigration policy. The state has a Janus-faced character - both powerful and vulnerable - and it is this ‘both-and’ feature which underlies current trends in immigration policy. Findings in this paper indicate that, in developing immigration policy, the state actively seeks to garner support for its own legitimacy by pursuing measures which will shore up the economy, avoid public criticism and mediate social conflict. The state is engaged in a hegemonic project involving a pro-active dialogue to gather information, to monitor support and opposition, and to attempt to control diverse interest groups. In sum, the state is both in control of the policy field and yet wary of political forces which potentially threaten its legitimacy. Our research shows that new social actors -ethnic groups, humanitarian organizations, the provinces - have come to play a more prominent role, within a field dominated by the federal state. Two traditional actors, labour and capital, have moved to less polarized views. The policy arena is shifting and prone to be unstable, as the key actors involved, including the state, struggle to come to terms with a changing global context.

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