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Cet article présente les résultats d'une analyse empirique des conséquences économiques du divorce utilisant la banque de données Longitudinal Administrative Database (lad). Cette banque de données a été construite à partir des déclarations de revenus pour fin d'impǒt de canadiens ayant vécu un divorce. Tant la période précédent le divorce que la période měme du divorce et celle le suivant sont couvertes par la banque. Cette étude du divorce est la première au Canada à utiliser des données longitudinales; la qualité de l'échantillon tiré de la banque lad est en fait inégalée ailleurs, tant pour le nombre d'observations que pour sa représentativité. Pendant l'année suivant le divorce, le revenu familial de la femme diminue d'environ la moité alors que celui de l'homme diminue d'environ le quart. L'utilisation de ratios «revenus/besoins» afin de prendre en compte la taille de la famille indique que le bien-ětre des hommes augmente légèrement alors que les femmes subissent une baisse de bien-ětre d'un peu plus de 40 pour cent. Ces changements de revenus initiaux sont suivis par des augmentations modérées des revenus des hommes et des femmes dans les années suivantes. Le taux de pauvreté des femmes passe de .16 à .43 dans l'année du divorce pour ensuite décliner lentement; pour les hommes, ce taux n'augmente que légèrement suite à la séparation. Le taux d'activité des femmes ne change pas dans la période précédent le divorce mais il augmente modérément après la séparation. Le taux d'activité des hommes est, quant à lui, stable. Ces résultats ne prennent en compte ni les revenus de l'aide sociale, ni la diminution de revenus que subissent ceux qui paient une pension. Il est cependant démontré que les résultats demeureraient sensiblement les měmes si ces revenus et pensions étaient inclus. Nous discutons de l'apport de ces résultats à notre compréhension du divorce, du mariage et du modèle néo-classique de la famille.

This paper presents the results of an empirical investigation of the economic consequences of divorce which uses the recently developed Longitudinal Administrative Database (lad) constructed from Canadian tax files to track individuals leading up to, at the point of, and following marital breakup. This is the first study to use Canadian longitudinal data to address the question, while the lad-derived sample is unequalled anywhere in terms of its size and representative nature. It is found that women's family income drops roughly one-half, and men's declines about one quarter in the first year of divorce, while using income-to-needs ratios to adjust for family size indicates a smallish rise in economic well-being for men, versus drops of just over 40 per cent for women. These initial income changes are followed by moderate rises for both men and women in the following years. Poverty rates jump from .16 to .43 for women in the year of divorce, and then drop off slowly, while for men they rise only a couple of points at the breakup. Women's labour market activity does not change in the pre-divorce period, but increases moderately at the split, while for men it is stable throughout. These figures do not include social assistance income, nor are child support payments deducted from the payer's side, but figures are presented to show that the principal results would not change qualitatively with their inclusion. Several implications of the results for the understanding of divorce, marriage, and the standard neoclassical economics model of the family are discussed.