Environmentalism, ethnicity and sacred places: Reflections on modernity, discourse and power

Authors


  • *The material on which this article is based was collected in the course of a wider investigation of environmentalist discourse on Cape Breton. Fieldwork was conducted in July 1990, May-June 1991 and from August 1992 through March 1993. I am indebted to the Bank of Sweden Tercentenary Foundation for generous support and to Robert Paine for helpful comments. Recurrent abbreviations used in this article include cbp (Cape Breton Post), CH (The Chronicle-Herald), ear (Environmental Assessment Review), IO (The Inverness Oran), mn (Micmac News), nsen (Nova Scotia Environmental Network), skms (Save Kelly's Mountain Society), SMS (Sacred Mountain Society), ts (The Toronto Star), and unsi (Union of Nova Scotia Indians).

Abstract

Un mouvement d'opposition à l'aménagement d'une carrière de granite au Cap Breton sert de point de départ à une réflexion sur les problématiques plus de la constitution de l'identité, du discours et du pouvoir à l'époque moderne. L'adoption de modes décontextualisants de production du discours et d'auto-déTinition fait naître des ambivalences et des contradictions au sein de tout mouvement qui se crée en opposition à une structure social fondée sur ces mêmes modes. Autant la modernité se révèle capable d'absorber les critiques qui se situent à l'intèrieur de I'idéologie dominante, autant elle accule les mouvements contre-culturels à des positions extrémistes, y compris des positions qui n'excluent pas le recours à la violence. En redéfinissant le cadre du débat sur l'environnement, l'invocation de la spiritualité représente une révolte à la fois nouvelle et plus efficace contre le langage de la modernité.

The movement to stop a proposed granite quarry on Cape Breton Island is used as a point of departure for reflections on larger issues of modern identity construction, discourse, and power. The adoption of decontextualizing modes of discourse and self-definition generates ambivalences and contradictions in any movement launched against a social structure founded on such modes. Modernity, while subsuming the mainstream of critique it generates, simultaneously pushes countercultural movements toward extremist positions, including the threat of violence. In redefining the framework of environmental debate, the invocation of spirituality represents another, more successful revolt against the language of modernity.

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