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S'appuyant sur une étude de cas d'un syndicat d'employés de bureau menée pendant l'après-guerre, l'auteure examine comment les syn-dicats ont entretenu une hiérarchie sexuelle dans le monde du travail. Pendant 50 ans, la section 378 du Office and Technical Employee's Union a négocié ses conventions collectives avec la société d'électricité de la Colombie-Britannique en fonction d'une telle hiérarchisation sexuelle. Les stratégies de négotiation favorisant les privilèges des pères de famille ont progressivement fait place à une approche soi-disant neutre, approche qui a été remise en question par le féminisme syndical et les revendications visant l'égalité des sexes. À l'aube des années 1990, les revendications des travailleuses sont perçues comme étant les seules dont la reconnaissance pourrait mener à un déman-tèlement de la hièrarchie sexuelle, et pourtant, les négotiations syndicales conservent une orientation qui tend à sauvegarder les privilèges des homines. Enfin, l'auteure soulève l'ampleur des pro-blèmes entourant la lutte pour l'équité salariale.

This paper explores the involvement of unions in the process of gendering work through a postwar case study of one office union. For 50 years the Office and Technical Employees' Union, Local 378, has negotiated gender hierarchies while engaged in collective bargaining at B.C. Hydro. Collective bargaining strategies favouring the rights of male breadwinners gradually gave way to assumptions about gender neutrality, which were in turn challenged by trade union feminism and the articulation of women's issues. By the 1990s women's issues were construed as the only union issues with gender-specific consequences, yet the “main business” of the union continues to reproduce male privilege. This study raises important questions for equity strategies in the workplace.