Border Lines: Indigenous Peoples in Genocide Studies

Authors


  • *We wish to thank Renée Anspach, Himani Bannerji, Frank Chalk, Saroj Chawla, Helen Fein, Barbara Harff, Peter Harries-Jones, James House, Kurt Jonassohn, Lisa Kowalchuk, Andre Modigliani, Rupert Ross and three anonymous reviewers for their thoughtful comments. An earlier draft of this paper was presented in June, 1995 at the Association for Canadian Studies Conference, Montreal. The manuscript of this article was received in October 1995 and accepted in January 1996

Abstract

L'histoire des peuples autochtones ne figure pas parmi les sujets qui sont traités dans la recherche comparée en génocide. Les auteures examinent l'approche conceptuelle qui a conduit à cette lacune en s'attardant à la terminologie employée et à la distinction qu'impose la typologie du génocide entre génocide idéologique et génocide provoqué par l'expansion d'un groupe aux dépens d'un autre, et en soulignant l'importance qui est rattachée dans cette même typologie à la logique qui motive les régimes coupables de génocide. On examine également la relation qui existe entre génocide des peuples autochtones et ceux des autres peuples, ceci en relation avec trois critères d'analyse, soit la réaction des persécutés, le processus de guérison et la quête de justice. À la suite de cet examen, on démontre qu'une approche plus globale dans l'étude comparée du génocide, approche qui reconnaîtrait l'enver-gure des génocides des peuples autochtones, serait à l'avantage des chercheurs. Enfin, les auteures font remarquer que l'approche foncièrement européenne dans la recherche en génocide a pour effet de circonscrire le débat.

The experiences of indigenous peoples have been left outside the framework of comparative genocide research. We first discuss conceptual reasons for this omission, focussing on the role of genocide definitions, ideological vs. developmental distinctions in genocide typologies, and the emphasis in genocide typologies on the motivations of perpetrators. We then illustrate the relation between indigenous genocides and other genocides by examining three important foci of genocide studies: responses, healing and justice. From these comparisons and contrasts, we conclude that a broader comparative approach that acknowledges the importance of indigenous genocides would contribute significantly to genocide studies. Finally, we note that adherence to European world views in genocide studies limits the potential for constructive analysis.

Ancillary