In Precarious Motion: From Territorial to Transnational Cultures

Authors


  • *I would like to thank Noel Dyck for his helpful comments on this paper. Responsibility for the views expressed in the following, however, rests with the author only. The manuscript of this article was submitted and accepted in June 1997.

Abstract

En dépit des efforts déployés pour s'éloigner d'une pratique ethnographique axée sur les cultures territoriales, les récents travaux anthropologiques sur les entreprises “transnationales” se sont souvent fondés sur des cas semblables à ceux des sociétés localisées, études qui sont le propre de l'ethnographie traditionnelle. Cette approche ne peut toutefois tenir compte des effets désunificateurs de la mondialisation. L'auteure de la présente étude se penche sur les orientations convergentes de deux interprétations ayant cours en anthropologic contemporaine et fait état des lacunes de celles-ci dans l'examen socioculturel des transnationales. Le cas des expatriés d'Amérique du Nord et d'Europe travaillant à contrat dans les îles Caïmans est ensuite examiné. L'insécurité d'emploi, l'absence de domicile fixe et le phénomène de déracinement propres à ces travailleurs n'ont pas eu l'effet de créer un rés̀eau social transnational bien articulé. L'auteure invite alors les anthropologues á accepter la “perte de la collectivité” comme fondement conceptuel et épistémologique, ceci dans le but de mieux examiner la situation des nombreux voyageurs déracinés et travailleurs itinérants qui n'ont pas reproduit les “agrégats” transnationaux.

In spite of an effort to reorient ethnographic practice away from territorial cultures, recent anthropological treatments of the “transnational” have tended to rely on cases that closely approximate localized communities of traditional ethnography. This kind of focus, however, cannot address the more diffuse and disaggregated outcomes of globalization. This essay examines the convergent orientations and limitations of two influential anthropological renderings of transnational social and cultural fields. It then reviews the case of North American and European expatriates working on temporary labour contracts in the Cayman Islands, where insecure employment and residence conditions, cross-border mobility and a sense of displacement have not resulted in the development of a well-articulated transnational social network. In considering the implications of the Cayman case study, I suggest that anthropologists may have to accept the loss of collectivity as a conceptual and epistemological anchor in order to address the situations of the many unconnected travellers and migrants whose movements do not involve the reproduction of transnational aggregates.

Ancillary