SEARCH

SEARCH BY CITATION

Dans cette étude prospective, j'examine les différences de mortalité par rapport à l'état civil chez sept groupes d'immigrants et les habitants nés au Canada. On croit que le lieu de naissance influe sur ce rapport par son association avec le choix de migration et avec la structure familiale. Puisque la migration choisit les individus en bonne santé, les immigrants devraient constituer une proportion saine de la population. Donc, le choix d'un époux ou d'une épouse saine devrait être d'importance secondaire dans les différences de survie parmi les étrangers célibataires ou mariés. Cependant, le choix d'adhérer à l'institution matrimoniale peut être importante par rapport à la population d'origine canadienne plus grande et plus hétérogène. Quelques communautés ethniques immigrantes ont des systèmes plus complexes de rapports familiaux étendus que d'autres. D'après les principes de la théorie de la protection de la mortalité, plus grands sont les réseaux familiaux, plus petit est l'écart de survie entre les individus mariés ou célibataires. Des analyses multivariées des taux de mortalité en raison d'une cause spécifique fournissent seulement une confirmation partielle pour ces rapports pour lesquels on formule une hypothèse. Les résultats des recherches les plus constants de cette étude constatent que le couple marié vit plus longtemps que les individus célibataires, que ce soient les immigrants ou les personnes originaires du Canada. Ainsi, le rapport entre l'état civil et la mortalité observéà l'échelle internationale prévaut aussi parmi les populations immigrantes et les personnes originaires du Canada. Bien que les roles protecteurs du mariage et de la famille semblent incontestables, les données indirectes suggèrent que le choix d'un époux ou d'une épouse saine contribue aussi à la baisse des taux de mortalité des couples mariés.

In this exploratory study I examine mortality differences by marital status across seven immigrant groups and the Canadian-born population. Nativity is thought to condition this relationship through its association with migration selection and family structure. Since migration is selective of healthy persons, immigrants should constitute a relatively healthy subset of the population. Therefore, health selection into marriage should be of secondary importance in differentiating survival differences between single and married foreign-born persons. However, selectivity into the marital institution may be important within the larger and more heterogeneous Canadian-born population. Some immigrant ethnic communities have more complex systems of extended kin relations than others. Based on the postulates of the protection theory of mortality, the more extensive the family network, the smaller should be the survival gap between married and non-married persons. Multivariate analyses of cause-specific death rates provide only partial confirmation for these hypothesized relationships. The most consistent finding in this study is that for both immigrants and the Canadian-born, married persons enjoy lower levels of mortality than either single or unmarried individuals. Thus, the marital status and mortality relationship observed in the international setting also prevails among immigrant and native-born populations in Canada. Although the protective roles of marriage and family on mortality seem undeniable, indirect evidence suggests that health selection into marriage also contributes to the lower death rates of married people.