Defining Moments and Recurring Myths: Comparing Canadians and Americans after the American Revolution

Authors


  • *We thank Sam Clark, William Johnston, Kevin McQuillan, Peter Neary, Rod Beaujot and Shannon Thomson for their help and suggestions. This manuscript was submitted in January 2000 and accepted in October 2000.

Abstract

Dans cet article, nous examinons la célèbre thèse de S.M. Lipset, qui affirme que la révolution américaine a créé des differénces durables entre les valeurs canadiennes et américaines. Nous reconsidérons tout d'abord l'affirmation centrale de la thèse selon laquelle l'exode des loyalistes vers le Canada a ancré de façon permanente des systémes de valeurs distincts dans les deux sociétés. Notre analyse suggère que, au sein de la population générate, les loyalistes n'ont joué qu'un rôle négligeable dans la promotion de différences fondamentales. Nous comparons ensuite les deux sociétés sur le plan historique en utilisant plusieurs indicateurs - classes sociales et structure économique, compositions ethnique et religieuse, modèles d'immigration et d'urbanisation, culture et organisation politiqUes - afin de cerner des divergences importantes dans l'expérience et le milieu dans lequel vivaient les deux peuples, divergences qui auraient pu favoriser ces différences. Nous concluons que les deux populations se ressemblaient étonnamment, ce qui sous-entend qu'elles partageaient probablement le même quotidien, les mêmes perspectives et valeurs au cours de la période révolutionnaire et pendant plusieurs dizaines d'années par la suite.

This paper examines S.M. Lipset's widely known thesis that the American Revolution engendered lasting differences in Canadian and American values. We first reconsider the key claim of the thesis: that the Loyalist exodus to Canada permanently entrenched distinct value systems in the two societies. Our analysis indicates that, within the general population, the Loyalists had a negligible effect in promoting core differences. We then compare the two societies historically on several indicators—class and economic structure, ethnic and religious composition, immigration and urbanization patterns, and political culture and organization—to identify significant divergences in the peoples' backgrounds and experiences that may have promoted major differences. We find that the two populations were strikingly alike, suggesting that their everyday lives, outlooks, and values were probably quite similar during the Revolutionary era and for several decades afterward.

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