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Le fondement théorique de notre étude sur l'expérience vécue par les étudiants d'une grève du corps professoral d'une université s'appuie principalement sur la formulation théorique de Blumer selon laquelle l'interaction entre des acteurs, dans un cadre industriel, peut être divisée en trois étapes: 1) interprétation de l'expérience; 2) établissement de nouvelles relations; et 3) direction du mouvement ou ajustement. Chaque étape entraîne un changement de situation ainsi que des modifications correspondantes de la perception de soi et des autres. Dans cette étude, nous intégrons également le travail de Stebbins sur les situations difficiles. Nous appliquons ces concepts fondamentaux à l'étude d'une grève où un élément puissant - la main-d'ceuvre -, représentée ici par le corps professoral, se mesure à un autre élément - la direction -, représentée ici par l'administration. Par ailleurs, nous privilégions un point que les autres études perdent souvent de vue: l'effet de cette lutte sur un élément tiers moins puissant, à savoir la population étudiante.

The theoretical basis for this study of the student experience of a university faculty strike is provided primarily by Blumer's theoretical formulation that interaction between actors in an industrial setting can be studied in three principal phases: (1) interpretation of the experience; (2) the forging of new and emergent relationships; and (3) lines of movement or adjustment. Each phase involves a change in situation along with corresponding changes in the perception of self and other. We also integrate Stebbins' work on predicaments. These major concepts are employed as we follow a strike in which one powerful sector, labour (represented here as Faculty), is pitted against another, management (represented here as Administration), and focus on what other studies often lose sight of—namely, the effect of the battle on a less powerful third sector, the students.