Brèves remarques sur le travail comme vecteur de la citoyenneté

Authors


  • *Cet article découle de recherchos financées par le Conseil du recherches en sciences humaines du Canada a qui l'autuur exprime sa gratitude. II tient également à remercier les évaluateurs anonymes qui iui ont adressé des critiques et commentaires. Le manuscrit de cot article a été reçu en mars 2000 et accepté en novembre 2000.

Abstract

This article examines the history of the notion of work in relation to its philosophical and anthropological meaning, as well as to its meaning in a sociological context. Work is certainly conceived of as a productive act, but it is also considered as bestowing the right to benefit from the privileges of membership in society. Three perspectives are looked at in this context: those of A. Gorz, R Bourdieu and A. Touraine. On this basis, the proposition that “work is dead” is examined closely. The author argues that work is still a way of integrating into society, but a way that actually compromises citizenship rights with regard to those who are working. Young people are the members of the population who are principally affected by this form of integration called “flexploitation.”

La généalogie de la notion de travail est d'abord retracédans cet article, tant dans l'orbite de la philosophic et de l'anthropologie que de la sociologie. Le travail y est certes conçu comme action productive mais également comme fer de lance du droit de cité. Trois perspectives sont abordées à ce sujet: celles d'A. Gorz, de P. Bourdieu et d'A. Touraine. Sur cette base, la thèse de la «fin du travail» est passée au crible. L'auteur argue que le travail est encore vecteur d'in-tégration à la société, mais sous une forme qui fait l'impasse sur les droits des personnes qui l'exercent, bref, sur leur citoyenneté. Les jeunes représentent la tranche de la population touchée au premier chef par cette forme d'insertion nommée flexploitation.

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