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Dans le cadre de notre recherche, nous étudions la façon dont les expériences dans le marché du travail des jeunes sans-abri et l'inter-prétation qu'ils font du chômage sont liées à leur comportement criminel. À partir d'entretiens réalisés auprès d'un échantillon de 200 jeunes homines vivant dans la rue, les données recueillies indiquent que ces jeunes se sentent exclus du marché du travail du fait des expériences négatives qu'ils ont vécues. Ce phénomène est exacerbé par le chômage à long terme, qui détruit la motivation et conduit les jeunes à rechercher d'autres exutoires matériels. En outre, les jeunes en viennent à considérer le système social comme injuste et se sen-tent inaptes à l'emploi, ce qui augmente le risque qu'ils participent à des activités criminelles. Les jeunes qui restent lies à la société tradi-tionnelle et continuent de croire à l'idéologie dominante du mérite réagissent par la dépression ou la culpabilité menant à une fuite passive et favorisant le comportement criminel. En revanche, les jeunes qui refusent l'idéologie font étant d'un affect négatif minimal et met-tent en valeur la supérioritý matérielle et sociale qu'ils accordent aux activités criminelles par rapport à l'emploi qu'ils ont pu occuper avant et qui leur était offert. Les conclusions de cet article s'appuient sur les théories de la contrainte, du contrôle et de la sous-culture.

The research explores how homeless street youths' labour market experiences and interpretations of unemployment are linked to criminal behavior. Using interviews with a sample of 200 male street youth, the data suggest that these youths become alienated from the labour market because of negative experiences in their jobs. This is exacerbated by long-term unemployment that destroys motivation and leaves the youths looking for other material opportunities. Further, the youths come to see the social system as unfair and themselves as unemployable, making it more likely they will become involved in criminal activities. Those youths who remain bonded to the conventional society and continue to believe in the dominant meritocratic ideology respond with depression and guilt, which lead to a passive withdrawal and inhibit criminal behavior. In contrast, those youth who dismiss the ideology display minimal negative affect and reveal that criminal activities are superior both materially and socially to previous and available employment. Findings are discussed in terms of strain, control and subcultural theories.