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Cet article défend une recherche sociologique qui allie le meilleur du constructionisme social avec le réalisme critique, et qui intègre la sociologie des catastrophes à la sociologie environnementale. Il montre comment les perceptions de la gestion des catastrophes sont socialement construites au moyen d'une action communicative dans un contexte d'incitations venant des ≪ actants≫ de la nature, comment les autorités sont tentées de remplacer la transparence par le secret quand ces incitations deviennent particulièrement dangereuses et comment les catastrophes sont utilisées a d'autres fins. La tempête de verglas de Janvier 1998, qui donnait l'impression d'etre une catastrophe naturelle (la plus dispendieuse de l'histoire canadienne), était plutôt un hybride déclenché par des constructions de la nature primale qui sont devenues désastreuses où la nature recombinante vulnérable est devenue socialement construite.

This paper argues for sociological research that combines the best of social constructionism and critical realism and that integrates disaster sociology with environmental sociology. It documents how perceptions of managing disaster are socially constructed through communicative action in a context of prompts from nature's actants, how authorities are tempted to replace openness with secrecy when those prompts become particularly dangerous, and how disasters are used for other purposes. The January 1998 ice storm that seemed a natural disaster (the most expensive in Canadian history) was instead a hybrid initiated by primal nature's constructions that became disastrous where vulnerable recombinant nature had been socially constructed.