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Une plus grande attention est actuellement portée aux conséquences des mouvements sociaux. Basé sur du matériel d'archives et d'entrevues, cet article réexamine la notion d'insurrection bureaucratique de Zald et Berger afin d'analyser la dynamique de changement et de transformation de la Société canadienne de sociologie et d'anthropologie (SCSA) au début des années 1970. Contrairement à la thése de Weber-Michels, qui prédit qu'en gagnant en maturité une organisation tend à devenir moins politisée et plus conservatrice, la SCSA s'est politisée par suite du mouvement de « canadianisation » des institutions culturelles et éducationnelles. Une explication pour ce changement est proposée, laquelle questionne la thèse de transformation organisationnelle de Weber-Michels et les conséquences qui en découlent.

Greater attention is now being given to the consequences of social movements. Relying on archival and interview material, this paper revisits Zald and Berger's notion of bureaucratic insurgency to analyse the dynamics of change and transformation in the Canadian Sociology and Anthropology Association (CSAA) during the early 1970s. Contrary to the Weber-Michels thesis, which predicts that as organizations age they become less political and more conservative, the CSAA became politicized as a result of the movement to Canadianize cultural and educational institutions. An explanation for this change is offered, which serves to challenge the Weber-Michels thesis of organizational transformation and its outcome.