Who Owns Democracy?: Explaining the Long-running Debate over Canadian/American Value Differences*

Authors


  • *The research reported here was supported by a grant from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada, for which I am grateful. I also want to thank the three CRSA reviewers, as well as the Editor, for their thoughtful and informed comments on the original submission. This manuscript was first submitted in October 2004 and accepted in May 2005. Contact: mcarroll@uwo.ca.

Abstract

Depuis un certain temps, Seymour Martin Lipset et bon nombre de théoriciens canadiens anglais débattent de la question des différences entre les valeurs canadiennes et américaines. Ce que personne n'a encore jamais demandé est pourquoi ce débat se poursuit-il après toutes ces années. L'auteur propose ici que la longévité de ce débat découle principalement du fait qu'il est alimenté par des affirmations idéologiques rivales et insolubles implicites dans les arguments avancés de part et d'autre. Corame première étape de la démonstration de cette idée, il met en évidence les facons selon lesquelles le débat entre Lipset et ses critiques aurait pu se dérouler vraiment différemment si les préoccupations exprimées par les participants – la comparaison des cultures canadienne et américaine et l'évaluation des effets qui se continuent de la révolution américaine – avaient véritablement été celles suscitant le débat. Enfin, l'auteur cerne la nature précise de ces affirmations idéologiques implicites. Dans les deux cas, il soutient qu'elles reviennent à discuter de « qui détient la meilleure forme de démocratic ».

For some time now, Seymour Martin Lipset and a variety of English-Canadian academics have debated the issue of Canadian/American value differences. However, no one has yet asked why this debate is still ongoing. This article suggests that its longevity is mainly fuelled by competing and irresolvable ideological claims implicit in the arguments put forward by each side. It points to the ways in which the debate between Lipset and his critics might have proceeded quite differently if the participants' stated concerns–i.e., comparing the Canadian and American cultures; assessing the continuing cultural effects of the American Revolution–had truly been those fuelling the debate. The final section identifies the precise nature of the implicit ideological claims being advanced. In both cases, I argue, these claims are about “who owns the best sort of democracy.”

Ancillary