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À la lumière d'autobiographies d'immigrants écrites dans l'Amérique du Nord du XXe siècle, l'auteur de cet article étudie la thèse très répandue selon laquelle les enfants des immigrants sont pris entre leur communauté parentale et leur société hôte, et, par conséquent, qu'ils constituent un « groupe problème ». Les autobiographies fournissent une image plus complexe que ce que décrit ce modèle, indiquant non seulement une existence « ambivalente », mais également une vie imprégnée de rêves d'une nouvelle identité. S'inspirant des travaux de Deleuze et de Guattari sur la « littérature mineure », l'auteur suggère que la réalisation de ces rêves constitue un aspect central du soi-disant « problème de la deuxième génération ».

In light of immigrant autobiographies written in 20th-century North America, this paper examines the widespread thesis that children of immigrants are caught between their parental community and the host society, and therefore constitute a “problem group.” Autobiographies provide a more complex picture than what this model portrays, indicating not just an “ambivalent” existence but also a life imbued with dreams of a new identity. Drawing on Deleuze and Guattari's work on “minor literature,” the author suggests that the realization of these dreams is a central aspect of the so-called “problem of the second generation.”