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La maternité est généralement considérée comme constituant un tournant dans la carrière des femmes professionnelles, particulièrement chez celles qui occupent des emplois à prédominance masculine. S'inspirant de la documentation dans le domaine des femmes et du travail non traditionnel, l'auteure de cet article tente d'expliquer la signification critique de la maternité, antieipée ou réelle, pour les femmes travaillant dans le domaine de l'ingénierie. Elle va au-delà des arguments plus conventionnels sur l'équilibre travail-famille en suggérant que les femmes entreprennent une carrière en génie non en tant que femmes, mais conceptuellement comme des hommes – un statut qu'elles peuvent trouver difficile à conserver en tant que mères. Le défi pour celles qui deviennent effectivement mères est alors de gérer la tension découlant de l'obligation d'équilibrer deux identités potentiellement incompatibles – celle de«mère» et celle d'« ingénieure ». Cette conception est étudiée empiriquement au moyen de données d'interviews de 37 femmes formées comme ingénieures.

Motherhood is widely considered to be a watershed in the careers of professional women, particularly those working in male-dominated occupations. Building on the literature in the field of women and non-traditional work, this paper seeks to account for the critical significance of motherhood, either anticipated or actual, for women in engineering. The paper moves beyond more conventional work-family balance arguments in suggesting that women enter engineering not as women, but conceptually as men–a status that, as mothers, they may find difficult to maintain. The challenge for those who do become mothers, then, is to manage the tension of balancing two potentially incongruous identities–“mother” and “engineer.” This view is explored empirically through interview data from 37 women trained as engineers.