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Cet article compare les portraits médiatiques de personnes qui travaillent dans l'industrie du sexe avec les représentations de soi de ces travailleurs, représentations qui incluent leurs origines personnelles et leurs expériences vécues au quotidien. Notre objectif est de jauger la distance empirique entre les descriptions médiatiques et la réalité vécue de ces travailleurs puis de comprendre comment les médias contribuent à cons-truire, reproduire et approfondir les stigmates sociaux associés au travail dans l'industrie du sexe. Nous avangons que le fait de distinguer la variabilité historique et spatiale de ces stigmates ainsi que le fait d'expli-quer leurs racines dans les activités de sens et de pratiques des auteurs et autorités médiatiques représentent une avancée cruciale pour la compréhension de leur construction sociale.

This paper compares media portrayals of people who work in the sex industry with these workers' self-reports of their personal backgrounds and experiences of what they do for a living. Our aim is to first, gauge the empirical distance between media depictions and workers' lived reality, and second, to understand how the media contributes to constructing, reproducing and deepening the social stigmas associated with working in the sex industry. We argue that pulling apart the historical and spatial variability of these stigmas and explicating their roots in the meaning-making activities of media authors and authorities is a crucial step towards understanding their social construction.