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À la fin des années 1990, la politique de l'aide sociale canadienne s'est transformée, pour se concentrer sur la diminution de la «dépendance» ou de l'aide sociale à long terme. En utilisant des données de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (1996–2001) et l'analyse historique des événements, l'auteur étudie la durée de l'aide sociale chez les mères monoparentales et autres chefs de ménage. Ses résultats montrent que l'instruction des mères monoparentales et leur expérience du marché du travail constituaient des prédicteurs moins importants de la durée de l'aide sociale que leur histoire conjugale. Quoique les prestations qu'elles recevaient duraient généralement peu de temps, l'auteur a trouvé la preuve d'une dépendance néfaste, ou du «piège de l'aide sociale», après un contrôle de l'hétérogénéité non observée. C'est un exemple démontrant que recevoir de l'aide sociale est non seulement le résultat de trajectoires de vie particulières, mais façonne aussi la vie.

In the late 1990s, the Canadian social assistance policy changed to focus on reducing “dependency” or long-term receipt. Using data from the Survey of Labour and Income Dynamics (1996–2001) and event history models, we investigate the duration of social assistance receipt for lone mothers and other household heads. We find that lone mothers' education and labor force experience were less important predictors for their duration on social assistance than their previous marital history. Although receipt was generally short term, we find evidence of negative duration dependence, or a “welfare trap,” after controlling for unobserved heterogeneity. This indicates one way in which a welfare receipt is not only the result of particular life course trajectories but also shapes lives.