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En septembre 2010, trois dispositions du Code criminel relatives à la prostitution ont été jugées inconstitutionnelles parce qu'elles contribuent à mettre en danger les personnes qui travaillent dans l'industrie du sexe (PTIS). En utilisant des données provenant d'études effectuées auprès de PTIS et d'informateurs clés dans plusieurs villes canadiennes, nous examinons trois domaines liés à la santé et à la sécurité des travailleuses : la santé et la sécurité au travail, les perceptions et les comportements à l'égard des travailleuses et l'accès aux services essentiels. Pour traiter ces questions, nous devons aller au-delà de la décriminalisation. Nous concluons que l'instauration d'un cadre de droits des travailleurs et de réduction de préjudices améliorerait grandement notre capacité d'aborder les problèmes liés aux droits et au bien-être physique, social et mental des PTIS.

In September 2010, three Canadian Criminal Code provisions related to prostitution were ruled unconstitutional because they increase the risk of harm to people working in the sex industry (PWSI). Using data from studies with PWSI and key informants conducted in several Canadian cities, we examine three domains related to worker health and safety: occupational health and safety, perceptions of and behaviors toward workers, and access to essential services. Addressing these issues necessitates moving beyond decriminalization. We conclude that using a harm reduction/labor rights framework would enhance our ability to address issues related to the physical, social, and mental well-being as well as rights of PWSI.