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ABSTRACT

Dans les groupes militants comme dans la pratique sociologique, l’idée d’un espace sécuritaire («safe space») a été utilisée pour décrire une multitude de programmes, d’organisations et de pratiques. Malheureusement, trop peu d’études ont défini clairement les caractéristiques de ces espaces sécuritaires et la manière dont ils soutiennent ceux qui les occupent. Nous examinerons ici une organisation universellement reconnue pour sa promotion du concept d’espace sécuritaire: les groupes d’alliance homosexuelle-hétérosexuelle («Gay-Straight Alliance») implantés dans les écoles secondaires. Au travers d’entretiens approfondis avec des adolescents Canadiens et Américains ayant participé à ce type d’organisations, nous examinerons comment certains facteurs peuvent modifier les contours de cet espace sécuritaire. Les entretiens avec les participants nous ont permis d’identifier trois caractéristiques interreliéesà l’idée d’espace sécuritaire: le contexte social, l’appartenance et l’action.

In activists’ circles as in sociology, the concept “safe space” has been applied to all sorts of programs, organizations, and practices. Few studies have specified clearly what safe spaces are and how they support the people who occupy them. We examine one social location typically understood to be a safe space: gay-straight alliance groups in high schools. Using qualitative interviews with young adults in the United States and Canada who have participated in gay-straight alliances, we unpack this complex concept to consider some of the dimensions along which safe spaces might vary. Based on interviews with participants, we derive three interrelated dimensions of safe space: social context, membership, and activity.