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Alors que de nombreux chercheurs universitaires du domaine de la surveillance et de la police affirment que l'émergence d'une société de la surveillance normalise l'utilisation des technologies de surveillance par les services policiers, nous constatons qu'à cause d'un manque de données empiriques il est difficile de déterminer l'impact réel de la gestion des risques, et de la sécurité et de la surveillance dans le travail de la police. Cette étude s'appuie sur des entrevues approfondies et sur l'observation participative de deux services de police canadiens dans le but d'explorer l'impact que les technologies policières peuvent avoir sur les interactions entre la police et le public. À partir de cette analyse, nous soutenons que le changement organisationnel des activités de police axé sur le risque et sur le renseignement ne se manifeste pas sur le terrain. Au contraire, les patrouilleurs utilisent plutôt les technologies pour légitimer l'action policière envers “les suspects habituels”.

While numerous surveillance and policing scholars argue that the rise of the surveillance society has normalized technological surveillance by police, the lack of empirical research makes it difficult to discern the true impact of risk management, security, and surveillance on police work. The present study uses in-depth interviews and participant observation with two Canadian police agencies to explore the impact that police technologies have on police-public interaction. From this analysis, we argue that the organizational shift toward risk-oriented, intelligence-led policing is not carried out on the ground. Instead, patrol officers often utilize technologies to legitimize the policing of the “usual suspects.”