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Cet article prend les préparations pour les Jeux olympiques d'hiver de 2010 comme point départ d'un examen de l'idée et de la pratique de la résilience dans les domaines de la sécurité publique et de la gouvernance urbaine. Cet enthousiasme contemporain pour la résilience est généralement relié à des changements plus substantiels dans les logiques sécuritaires en réponse à une prolifération d'événements disruptifs difficiles à anticiper et aux conséquences potentiellement catastrophiques. Cependant, comment est-il possible de planifier en vue d'un avenir inconnu et inconnaissable? Cet article décrit trois ensembles de pratiques visant à construire une résilience urbaine. Paraissant routinières et ordinaires et associées principalement au domaine de la gestion des urgences, ces pratiques illustrent néanmoins un domaine de l'action gouvernementale qui a prospéré depuis le 11 septembre 2001, mais qui a reçu peu d'attention académique et scientifique.

This article uses preparations surrounding the 2010 Winter Olympic Games as an opportunity to examine the idea and practice of resiliency in the field of security, public safety, and urban governance. The enthusiasm for resiliency today is said to connect with broader shifts in the logics of security in response to the proliferation of disruptive events that are difficult to anticipate and potentially catastrophic in impact. How, though, is it possible to plan for an unknown and unknowable future? This article outlines three sets of practices for building urban resiliency that, while seemingly routine and mundane, and associated primarily with the domain of emergency management, exemplify a field of governmental activity that has flourished after 9/11 but received little scholarly attention to date.