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Keywords:

  • HIV/AIDS;
  • mental illness;
  • retention in care
  • VIH/SIDA;
  • maladie mentale;
  • rétention dans les soins
  • VIH/SIDA;
  • Enfermedad mental;
  • retención en cuidados

Abstract

Objective

The impact of severe mental illness (SMI) on retention in HIV care remains uncertain. We aimed to measure the association between SMI at antiretroviral therapy (ART) initiation and subsequent retention in care in HIV-infected Ugandan adults.

Method

We conducted cohort study of 773 patients who initiated ART between January 2005 and July 2009 at the Butabika HIV clinic in Kampala, Uganda. SMI was defined as any clinically diagnosed organic brain syndrome, affective disorder or psychotic disorder. We used Kaplan–Meier and Cox proportional hazards analysis to evaluate the association between SMI and retention in care.

Results

The prevalence of SMI at ART initiation was 23%. Patients with SMI at baseline were similar to those without SMI in terms of age (median [IQR]: 35 [28–40] vs. 35 [30–40], P = 0.03), sex (36% vs. 35% female, P = 0.86) and baseline CD4+ T-cell count (112 [54–175] vs. 120 [48–187] cells/mm3, P = 0.86). At 12 months after ART initiation, Kaplan–Meier estimates of continuous retention in care were 65% (95% confidence interval, CI: 31–39%) among patients without SMI, vs. 47% (95% CI: 39–55%) among those with SMI (P < 0.001). All-cause mortality in the two groups was similar: 1.2% vs. 2.0% (P > 0.05). In multivariable analysis, the only baseline variable independently associated with breakage of continuous care was SMI (HR = 1.58, 95% CI: 1.06─2.33).

Conclusions

Severe mental illness at ART initiation is associated with worse retention in HIV care in this urban Ugandan referral hospital. As ART is scaled up across sub-Saharan Africa, greater attention must be paid to the burden of mental illness and its impact on retention in care.

Objectif

L'impact de la maladie mentale sévère (MMS) sur la rétention dans les soins du VIH reste incertain. Nous avons cherché à mesurer l'association entre la MMS à l'initiation de la thérapie antirétrovirale (ART) et la rétention ultérieure dans les soins chez les adultes ougandais infectés par le VIH.

Méthode

Nous avons mené une étude de cohorte sur 773 patients qui ont commencé l’ART entre janvier 2005 et juillet 2009 à la clinique VIH de Butabika à Kampala, en Ouganda. La MMS a été définie comme tout syndrome cérébral organique cliniquement diagnostiqué, le trouble affectif ou psychotique. Nous avons utilisé l'analyse des risques proportionnels de Kaplan–Meier et Cox pour évaluer l'association entre la MMS et la rétention dans les soins.

Résultats

La prévalence de la MMS à l'initiation de l'ART était de 23%. Les patients atteints de MMS au départ étaient semblables à ceux sans MMS en termes d’âge [médiane (IQR): 35 (28–40) vs. 35 (30–40), P = 0,03], de sexe (36% contre 35% de femmes, P = 0,86) et de numération de base des cellules T CD4+ [112 (54–175) vs. 120 (48–187) cellules/mm3, P = 0,86]. A 12 mois après l'initiation de l'ART, les estimations de Kaplan–Meier pour la rétention continue dans les soins étaient de 65% (intervalle de confiance à 95% IC: 31-39%) chez les patients sans MMS, contre 47% (IC95%: 39–55%) chez ceux avec une MMS (P < 0,001). La mortalité toutes causes confondues dans les deux groupes était similaire: 1,2% vs. 2,0% (P > 0,05). Dans l'analyse multivariée, la seule variable de base indépendamment associée à une rupture de la continuité des soins était la MMS (HR = 1,58; IC95%: 1,06–2,33).

Conclusions

La MMS à l'initiation de l’ART est associée à une plus mauvaise rétention dans le traitement du VIH dans cet hôpital urbain de référence ougandais. Comme l’ART est déployée à travers l’Afrique subsaharienne, une plus grande attention devrait être accordée à la charge de morbidité de la maladie mentale et son impact sur la rétention dans les soins.

Objetivo

El impacto de la enfermedad mental severa (EMS) sobre la retención dentro de los cuidados para VIH continúa siendo incierto. Buscábamos medir la asociación entre EMS y la iniciación de la terapia antirretroviral (TAR) y la retención subsecuente, en adultos infectados con VIH en Uganda.

Métodos

Hemos realizado un estudio de cohortes con 773 pacientes que iniciaron TAR entre Enero del 2005 y Julio del 2009 en la Clínica Butabika para VIH en Kampala, Uganda. La EMS se definió como un síndrome cerebral orgánico con diagnóstico clínico, desorden afectivo, o desorden psicótico. Utilizamos un análisis Kaplan-Meier y un modelo de riesgos proporcionales de Cox para evaluar la asociación entre EMS y la retención en los cuidados para VIH.

Resultados

La prevalencia de EMS al comienzo del TAR era del 23%. Los pacientes con EMS al comienzo del estudio eran similares a aquellos sin EMS en términos de edad (mediana [IQR]: 35 [28-40] vs. 35 [30-40], P = 0.03), sexo (36% vs. 35% mujer, P = 0.86), y conteo de células T CD4 +  al comienzo del estudio (112 [54-175] vs. 120 [48-187] células/mm3, P = 0.86). Doce meses después del inicio del TAR, los cálculos de Kaplan-Meier de retención continuada en los cuidados para VIH eran del 65% (95% intervalo de confianza, IC: 31-39%) entre pacientes sin EMS, versus 47% (95% IC: 39–55%) entre aquellos con EMS (P < 0.001). La mortalidad por cualquier causa en los dos grupos era similar: 1.2% vs. 2.0% (P > 0.05). En un análisis multivariado, la única variable presente al comienzo del estudio, independientemente asociada con el interrumpir los cuidados continuos era la EMS (HR = 1.58, IC 95%: 1.06–2.33).

Conclusiones

Una enfermedad mental severa al inicio del TAR estaba asociada con una peor retención en los cuidados para VIH en este hospital de referencia de Uganda. A medida que se extienda el TAR en África subsahariana, se deberá prestar una mayor atención a la carga de enfermedad mental y a su impacto sobre la retención de cuidados.